L’inspecteur Nkongolo, dit »Le Monde », se déclare favorable à la syndicalisation des femmes en République Démocratique du Congo. C’était lors de la clôture de la 5è Conférence Kinoise Genre organisée par le Conseil Panafricain des Femmes Francophones, du 24 au 26 mars, dans la salle Maiko de l’immeuble TNT, entendez : » Tembe Na Tembe », sur le boulevard Triomphal à Kinshasa.
Les assises ont eu lieu de commun accord avec le département de l’Égalité Genre au Travail de l’Institut du Travail de l’Afrique Central, ITAC en sigle, avec comme objectif global : celui de conscientiser la femme à jouer pleinement son rôle durant ce 21è siècle.
Plusieurs sociétés congolaises ont délégué leurs femmes à ce grand rendez-vous, voulu à l’échelle africaine et parmi elles : l’Autorité de l’Aviation Civile, AAC en sigle, dont l’inspecteur Le Monde Nkongolo assume la présidence de la délégation syndicale ; l’Agence Congolaise des Grands Travaux, ACGT ; la SNEL (Société Nationale d’Électricité) et la liste n’est pas exhaustive. C’est sans oublier la délégation des indépendantes telles que des femmes couturières et autres.

L’inspecteur Nkongolo a, en sa qualité de Président de la délégation syndicale de l’AAC, comme ci-haut indiqué, pris part à la clôture de cette organisation, durant laquelle il est intervenu sur la syndicalisation des femmes.
»J’étais là pour mobiliser les femmes à comprendre que l’égalité ne s’offre pas, mais plutôt ça s’arrache. Les femmes doivent se préparer en conséquence sur ce qu’elles doivent faire. Elles doivent savoir qu’elles n’ont pas que des droits comme elles le pensent. Avant qu’elles n’exigent des droits, elles doivent savoir qu’elles ont aussi des devoirs et des rôles à jouer », a-t-il éclairé.
Ce grand inspecteur en navigabilité des aéronefs, doublé d’ingénieur en Génie mécanique appliqué et en électricité industrielle, au sein de l’AAC, a dans ce même fil d’idées parlé de la parité sur le plan professionnel comme étant quelque chose d’hyper-important pour la gent féminine congolaise.
‘ »Nous devons soutenir la femme au travail. Elle ne doit pas baisser les bras. Parce qu’elle n’est pas venue nous accompagner, mais plutôt nous devons bâtir avec elle, au regard du rôle qu’elle a à jouer au sein de la nation », a-t-il fait savoir.
Il a dans cet ordre d’idées demandé aux mamans couturières, présentes à cette rencontre, de bien vouloir aller se reconstituer et faire bloc avec d’autres femmes travailleuses, telles que les mamans maraîchères et vendeuses aux marchés, tant grossistes que détaillantes, en vue d’une très forte syndicalisation féminine sur base de leur travail tant intellectuel que manuel.
À l’en croire, il n’y a que la syndicalisation féminine qui pourra constituer la force des femmes au niveau du travail.
»Elles doivent comprendre le rôle central qu’elles ont à jouer dans la société et que le 8 mars n’est pas pour elles l’occasion de se souler, comme elles ont l’habitude de le faire », a-t-il rappelé à l’ordre.
Saint-Germain Ebengo