Pour destresser les enfants à l’issue des examens de deuxième trimestre, qui coïncide avec le début des vacances de Pâques, monsieur Didier Mafuta, directeur du collège Samuel-Levi, à Binza UPN, précisément en face de l’Université Pédagogique Nationale, a organisé, jeudi 27 mars, de concert avec les membres de son comité, dont son surnuméraire Jonas Kabamba, un spectacle de narration à l’intention de ses vacanciers, avec sur le podium : la conteuse Gael Mabanza et son groupe »Théâtre de la Passerelle ».
Il s’est agi de la part du numéro un du collège hôte d’un choix judicieux, dans la mesure où l’événement a coïncidé avec la clôture de la semaine internationale des forêts qui se célèbre chaque année, du 21 au 27 mars, et pour cette édition 2025, le thème retenu a été : »Forêts et alimentation ».
Comme il n’y a que des montagnes qui ne se rencontrent pas, ce thème, riche en contenu, s’est retrouvé dans un même »chant » lexical avec celui de la performance de Gael Mabanza, qu’elle a puisée, sous forme d’une représentation, dans son conte intitulé : »Dispute interminable : Conflit homme-animal ».
Durant son instance narrative, qui a mis en »tableaux » les coupes abusives par l’homme des arbres forestiers, ainsi que sa sauvage extermination des espèces animales, sous l’impulsion de ses besoins de survie, Gael Mabanza a réussi, avec son éloquence légendaire, à faire comprendre aux enfants l’importance que revêt la forêt tant dans la vie de l’être humain que dans celle de l’animal.
À l’en croire, ce dernier se trouve dans un permanent danger, vu les menaces dont il fait l’objet depuis la nuit du temps de la part de l’homme. Celui-ci, en plus de porter atteinte à son »intégrité physique », se permet à chaque lever du soleil de réduire son espace de vie que constitue la forêt, pour ses besoins en bois de chauffage et de menuiserie.
»Nous sommes donc venus faire comprendre aux enfants l’importance qu’occupe la forêt et, dans le cas d’espèce : la forêt Équatoriale, que nous sommes censés protéger, non seulement en tant qu’habitat naturel des animaux, mais aussi pour beaucoup d’autres choses, dont son utilisation pour la pharmacipée et sa capacité à réguler les climats », a-t-elle expliqué à sa descente du podium, durant une brève interview.

Son interaction avec les enfants, dont elle a sollicité les points de vue à l’issue du conte, a amené ces derniers à fournir quelques pistes de solutions autour de comment remonter la pente, en vue de la préservation de notre environnement et de notre bassin du Congo.
Ces solutions ont concerné, entre autres : l’agro-foresterie, l’énergie verte, l’alimentation verte, le recours aux foyers ménagers à base d’argile, ainsi qu’aux panneaux solaires et éoliennes.
Madame la conteuse s’est dit fière, heureuse et rassurée que dans les jours à venir la jeunesse congolaise va relever le défi, d’autant plus qu’elle constitue à l’heure actuelle l’espoir de demain pour notre environnement.
»Au niveau des écoles, on doit organiser des séances de causeries éducatives avec des élèves, dans des endroits très calmes, en vue de connaître leurs besoins sur des questions environnementales. Ce qui va les booster, une fois à l’université, à opter pour des études environnementales », a-t-elle souligné.
LE DIRECTEUR DIDIER MAFUTA A ÉVOQUÉ LE COURS DE BOTANIQUE COMME ÉTANT LE MEILLEUR OUTIL DE LA PROTECTION DES PLANTES
Allusion faite aux propos du directeur Didier Mafuta à qui nous avons sollicité la prise de parole, la meilleure protection et conservation de l’arbre passe par une bonne dispensation du cours de botanique aux écoliers du primaire et du secondaire.
»Si nous partons de la dispensation de la science botanique, nous nous rendrons compte que c’est là que nous avons l’obligation de parler aux enfants du devoir qu’ils ont de protéger et de conserver les plantes, parce que cela contribue à la fois à notre vie et à notre survie ; Nous ne devons pas détruire la forêt pour nos besoins en bois, car, pour que nous puissions bien vivre, il faut qu’il y ait des plantes et nous devons pour cela les avoir au sein de nos parcelles respectives. En lieu et place des pavés et carreaux sur nos cours, nous devons plutôt laisser nos sols tels quels pour y planter des arbres », a-t-il soutenu, avant de voir la même réalité sur sa dimension forestière :
»Nous devons sauvegarder la forêt, parce que nous savons très bien que la vie de l’homme dépend aussi de l’oxygène qu’élaborent les plantes pour notre survie. Si nous détruisons la forêt, les animaux seront en débandade. Et nous sommes aussi sans ignorer que les animaux contribuent fortement dans l’afforestation ».
Donc, à en croire le numéro un du primaire du collège Samuel-Levi, la meilleure sensibilisation autour de la protection des plantes, faut-il le répéter, passe en premier lieu et d’office par une bonne dispensation aux enfants du cours de botanique. Et il faut pour cela, foi sur son insinuation, réajuster à la hausse sa pondération.
Jonas Kabamba, surnuméraire au sein du collège, a abondé dans le même ordre d’idée, mais avec un accent placé plus sur le rôle que joue l’environnement au sein de leur programme scolaire.
»L’environnement fait partie de notre programme d’études. Nous disons toujours à nos enfants de ne jamais couper les arbres », a-t-il affirmé.
C’est à ce titre qu’il a émis le voeu de voir leurs écoliers poursuivre la filière environnementale, au niveau de leur formation universitaire.
« Nous avons par rapport à ça notre conseiller en orientation qui est chargé de cette question à partir de la 8è éducation de base’‘, a-t-il rassuré.
Pour lui, s’il n’y a pas de gens pour la sauvegarde de l’environnement, la vie sera invivable.
»Nous voulons qu’il y ait abondamment de gens qui entrent dans cette filière-là, en vue de la meilleure gestion de nos forêts, car »sans la forêt, a-t-il relevé, la vie serait difficile tant pour les hommes que pour les animaux, par manque bien sûr d’oxygène ».
Monsieur Jonas a dit trouver la prestation de madame Gael très riche en leçons et il a promis que le collège va l’inviter de nouveau et ça sera précisément à l’occasion des journées portes ouvertes qu’ils vont organiser au mois d’avril prochain.
»Nous allons très bientôt avoir des journées portes ouvertes et ce sera pour nous l’occasion de réinviter madame Gael pour qu’elle revienne présenter le même spectacle, mais cette fois-là devant aussi les parents qui viendront nombreux, en plus des élèves et autorités scolaires.
C’est ce qu’a confirmé le directeur Didier Mafuta, confirmation qui ne pourra que réjouir le voeu des enfants qui ont tenu mordicus à revoir celle qu’ils considèrent désormais comme leur maîtresse en matière de contes.
C’est le cas de l’élève Davina Bila, 5è A, qui l’a témoigné à notre micro, après avoir parlé de son spectacle comme leur ayant permis de connaître plus sur les arbres, les animaux et d’autres éléments de la nature.
L’occasion faisant rebondir le ballon, c’est le lieu ici de souligner que l’ouvrage de Gael Mabanza, »Dispute interminable : Conflit homme-animal », est déjà fin prêt. Sa publication, qui est prévue pour la rentrée des classes prochaine, allusion faite au mois de septembre 2024, fera l’objet d’un forum de trois jours, auquel seront invités ministères, institutions écoles et autres personnalités tant physique que morales.
Le lieu et la date de ce grand rendez-vous littéraire à base écologique seront médiatisés dans les tout prochains jours.
Saint-Germain Ebengo