Dans une déclaration conjointe rendue publique ce mercredi, quatre mouvements citoyens congolais, à savoir Sang Lumumba représenté par M. Josué bung, Providence Lokuli, pour Archa-Rdc
Cédric mibwete pour Les Décideurs, et
Rabbi Epala. (Tango Ekoki, ont vigoureusement dénoncé l’agression armée de la République Démocratique du Congo par le Rwanda de Paul Kagame, dans la partie orientale du pays. Ces organisations engagées dans la défense des droits citoyens et le changement social, réunies en synergie de fait, ont également exprimé leur solidarité à l’endroit des victimes du conflit et rendu hommage aux familles endeuillées.
« Nous condamnons avec la dernière énergie l’agression de notre pays par le Rwanda de Paul Kagame dans la partie Est et présentons nos condoléances les plus attristées à nos compatriotes touchés par cette guerre injuste », ont-ils déclaré.
Les mouvements ont tenu à saluer le courage et la détermination des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ainsi que des combattants Wazalendo, qu’ils qualifient de « véritables remparts de la souveraineté nationale », en lutte pour la reconquête des territoires tombés entre les mains des rebelles soutenus par Kigali.
Un appel à la maturité politique et au patriotisme
Face à une situation sécuritaire jugée critique, les signataires de la déclaration exhortent l’ensemble de la classe politique congolaise à transcender les clivages partisans au nom de l’intérêt supérieur de la Nation. Ils plaident pour un sursaut patriotique et une mobilisation collective autour des enjeux de sécurité et de souveraineté.
« La République est en péril. Il est temps que la classe politique fasse preuve de maturité et de patriotisme pour qu’ensemble, nous puissions écarter ce danger imminent », ont-ils martelé.
Les mouvements citoyens formulent une série de recommandations à portée nationale, politique et sociale. Au nombre de celles-ci figure la suspension immédiate des consultations initiées par le président Félix Tshisekedi, jugées « exclusives, égoïstes et sans âme ». Ils estiment que ce format ne répond pas aux aspirations profondes du peuple congolais et ne favorise pas une sortie durable de crise.
Ils préconisent à la place, la tenue de véritables pourparlers inter-congolais, sous la médiation conjointe de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), afin d’identifier les causes profondes de la crise sécuritaire et politique qui secoue le pays depuis plusieurs décennies.
Par ailleurs, ils réclament la participation inclusive de toutes les forces politiques, sociales, et de la société civile. À ce titre, ils appellent au retour des exilés politiques, parmi lesquels l’ancien président Joseph Kabila, Moïse Katumbi, Franck Diongo, Claudel Lubaya, ainsi que des activistes des droits humains comme Palmer Kabeya et Mino Bopomi.
Clôturant leur message sur une note d’espérance et de détermination, les mouvements citoyens rappellent que « le peuple gagne toujours ». Cette déclaration conjointe s’inscrit dans un contexte où la pression populaire pour une gouvernance plus inclusive, un sursaut patriotique et une réponse efficace à la crise sécuritaire ne cesse de croître.
Fidel Songo