À la suite de la dénonciation formulée par la Société Civile Forces Vives du Sankuru au sujet d’un prétendu détournement des fonds destinés à la mobilisation des jeunes pour intégrer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), des tensions ont éclaté entre les élus de la province et plusieurs organisations citoyennes.
Face à cette situation préoccupante, la Société Civile Forces Vives Rénovées du Sankuru, sous la direction de son président, M. André Onema Djongekama, est montée au créneau afin de promouvoir l’apaisement et inciter à la retenue de toutes les parties concernées.
Dans un communiqué publié ce 24 mars, la Société Civile Forces Vives Rénovées du Sankuru s’est dite profondément indignée par cette dénonciation qu’elle qualifie de précipitée et imprudente. Selon elle, cette affaire contribue à exacerber les divisions au sein des acteurs politiques et de la société civile, à travers des déclarations et communications controversées diffusées sur les réseaux sociaux ainsi que dans les médias locaux et nationaux.
Craignant une atteinte à l’image des filles et fils du Sankuru, et plus globalement à celle de la province, la Société Civile Forces Vives Rénovées du Sankuru rappelle que cette question demeure, à ce stade, du ressort exclusif du Vice-Premier Ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Seul ce dernier, dans le cadre de ses attributions, est habilité à clarifier les lignes budgétaires prévues lors de sa récente tournée officielle à Lodja, afin de dissiper tout malentendu au sein de l’opinion publique, tant au niveau provincial que national.
Pour apaiser les tensions et éviter l’escalade, la Société Civile Forces Vives Rénovées du Sankuru formule les recommandations suivantes :
- Aux organisations de la société civile du Sankuru, dans leur diversité : Adopter une posture responsable et neutre, en adaptant nos actions et prises de position au contexte actuel, tout en évitant des alertes susceptibles d’alimenter des conflits entre nos élus et dignitaires, qui méritent une considération et une réserve minimales, quelle que soit l’urgence du sujet à dénoncer.
- Aux acteurs et militants des partis politiques du Sankuru : Faire preuve de retenue et privilégier la concertation et l’unité, dans une dynamique collective de solidarité et de développement de la province.
- Au gouvernement provincial du Sankuru : Poursuivre les actions de plaidoyer et de lobbying auprès des partenaires techniques et financiers, tout en contournant avec discernement les manœuvres habituelles de certaines forces hostiles qui œuvrent à freiner l’élan de la province.
- Au Vice-Premier Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Apporter des éclaircissements nécessaires aux accusations formulées par la Société Civile Forces Vives du Sankuru, qui, jusqu’à présent, relèvent davantage de la rumeur, en attendant la suite des vérifications.
Ci-dessous, découvrez l’intégralité dudit communiqué


Fidel Songo