Dans une lettre adressée au Recteur de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), le journaliste Emery Otshinga, présentateur de l’émission “Vendredi Presse”, sur HV Télévision, a dénoncé avec hargne les actes de violence répétés perpétrés par des étudiants usagers des bus Trans-Academia, notamment à l’arrêt Tabitha, sur le tronçon Intendance – Rond-Point Ngaba, dans la commune de Lemba.
Selon le journaliste, ces incidents surviennent régulièrement entre 19h et 20h, en pleine heure de pointe. Des groupes d’étudiants, coutumiers de ces actes barbares, descendent des bus Trans-Academia et, prenant prétexte des embouteillages, s’érigent en agents de circulation improvisés. Ils imposent, poursuit-il, leur propre ordre à coups d’injures, de menaces et parfois de violences physiques, ciblant notamment les conducteurs de motos (WEWA) et leurs passagers.
Parmi les victimes de ces comportements brutaux, déclare le journaliste, figure un professeur de l’Université de Lubumbashi (UNILU), en séjour à Kinshasa pour les vacances. Pris à partie alors qu’il tentait de rejoindre sa destination, ce dernier aurait été violemment interpellé par ces étudiants.
Au témoignage du professeur de Lubumbashi s’ajoutent, poursuit M. Otshinga, ceux de deux habitants du quartier Kindele et d’un patient évacué des Cliniques Universitaires vers Lemba-Super, également agressés ou humiliés sur place.
« En ma qualité de journaliste et présentateur de l’émission « Vendredi Presse » au sein de HV Télévision, j’ai reçu des appels des victimes de cette barbarie dont un Professeur de l’UNILU en vacances à Kinshasa, deux habitants du quartier KINDELE, un malade qui provenait des Cliniques Universitaire vers LEMBA-SUPER et tant d’autres », écrit le journaliste, ajoutant que « Ce que nous observons aujourd’hui est une dérive inquiétante ».
Il dénonce ces actes et souligne qu’ils « frisent la barbarie, ne peuvent être tolérés dans un État de droit, encore moins dans un environnement académique censé former les élites de demain. »
Le journaliste salue néanmoins l’engagement du Comité de gestion de l’UNIKIN à vouloir redorer l’image de cette alma mater et espère des mesures idoines pour mettre fin à ces agissements. En revanche, il met en garde contre la dénaturation de cette initiative.
Emery Otshinga estime que Trans-Academia, censé être une solution durable au problème de transport estudiantin, ne devrait en aucun cas se transformer en une nouvelle forme de tracasserie urbaine.
Il invite ainsi les autorités universitaires, la police universitaire et la direction de Trans-Academia à prendre des mesures immédiates pour encadrer ces usagers indélicats et restaurer l’ordre. À son avis, cela est plus qu’important, car il en va de l’image et de la crédibilité de l’Université de Kinshasa, institution mère de l’enseignement supérieur en RDC.
Ci-dessous, découvrez l’intégralité de la correspondance


Fidel Songo