Rencontre CENCO-ECC-Kagame : Exodus Lukombo dénonce une démarche suspecte !

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La récente rencontre entre la délégation de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) et le président rwandais Paul Kagame suscite de vives critiques dans tous les parloirs. Après leur échange avec les représentants des rebelles du M23, les deux organisations religieuses ont poursuivi leur démarche de consultations dans un contexte qui semble confirmer, pour de nombreux Congolais, qu’un plan déjà établi est en cours d’exécution.

Parmi les réactions les plus virulentes, celle d’Exodus Lukombo, cadre du collectif des communicateurs et défenseurs des institutions UDPS-Tshisekedi, qui a exprimé son profond mécontentement à cette démarche. Depuis les États-Unis où elle séjourne, elle dénonce l’implication des leaders religieux dans le processus, estimant qu’ils ont fait preuve d’une précipitation inacceptable.

« Cette démarche est une véritable honte. Pourquoi cette réaction aussi hâtive de la part des hommes de Dieu ? Quels sont les véritables objectifs de leur plan ? », s’interroge-t-elle. Lukombo précise que si l’on pouvait comprendre qu’ils soutiennent un Congolais, notamment C. Nanga, il est important de souligner que derrière ce dernier se trouvent des forces étrangères et des intérêts négatifs. Selon elle, il est incompréhensible de voir des figures religieuses se précipiter pour initier un dialogue, pire encore, pour rencontrer l’agresseur Kagame, au nom de la réconciliation nationale.

Dans ses propos, Mme Lukombo affirme que la CENCO et l’ECC semblent jouer un double jeu, se cachant derrière de faux prétextes d’unité nationale. Elle met en garde contre toute forme de conciliation avec l’ennemi, s’appuyant sur l’histoire du pays et les accords passés qui ont souvent conduit à des compromis néfastes pour la République Démocratique du Congo.

Exodus Lukombo appelle les prélats catholiques et protestants à se recentrer sur leur rôle spirituel et à ne pas se mêler des affaires politiques. « Ils doivent retourner à l’église, s’occuper des âmes de leurs fidèles, au lieu de s’engager dans des démarches douteuses et potentiellement destructrices pour la nation », conclut-elle.

Fidel Songo

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