Gouvernorat de Maï-Ndombe : l’UDPS placée devant ses responsabilités

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La confirmation de Nkoso Kevani Lebon comme Gouverneur de province de Maï-ndombe, par la Cour d’appel, étonne la population de cette province qui se dit être trahi par le verdict tombé en début de soirée de vendredi 7 juin 2024, à la suite de la requête en contestation du candidat Aimé Pascal Mongo Lokonda.

Ce dernier sollicitait l’annulation des résultats de ces élections pour  » corruption, menace contre les députés et séquestration des élus » qu’il attribuait au candidat Nkoso Kevani.

Entre annulation des résultats du second tour de l’élection du gouverneur de la province de Maï-Ndombe pour fraude, corruption, séquestration des élus provinciaux, illégitimité populaire ainsi que plusieurs autres maux anti-démocratiques et le sacrifice des intérêts de la population du Mai-Ndombe jadis, « domaine de la Couronne » sur l’autel de l’omerta à cause des intérêts égoïstes des prédateurs de cette contrée qui peine à se développer, la fédération de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dans cette province a choisi la voie du moindre effort, celle du gain facile et de la compromission. Par ce fait, l’UDPS tourne le dos à la vision du Sphinx de Limete à savoir « le peuple d’abord » et se place du mauvais côté de l’histoire.


Le récit du scrutin du gouverneur de la province de Mai-Ndombe est loin de connaître son épilogue. A défaut de dire le bon droit, l’issue du verdict de l’affaire en contentieux prise en délibéré depuis le lundi 17 juin 2024 au Conseil d’Etat, la plus haute juridiction de l’Ordre administratif en République démocratique du Congo va sceller dans les six jours le sort d’une population qui a longtemps souffert et n’aspire qu’à une amélioration de ses conditions de vie par un leadership qui lui sera redevable et non à des officines politiques pour les cinq prochaines années.


Lors du premier tour de l’élection du gouverneur de la province de Mai-Ndombe organisée le 26 mai 2024 par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) qui s’est soldé par une égalité des voix, soit neuf (9) partout sur un total de 18 députés provinciaux qui composent cette Assemblée provinciale. Les candidats gouverneurs Aimé-Pascal Mongo Lokonda et Lebon Nkoso Kevani devraient de nouveau s’affronter dans les urnes pour un second tour soixante-douze (72) heures après conformément à loi électorale, soit le 29 mai.


« C’est là que l’axe du mal est entré en scène », relèvent plusieurs observateurs.
Parmi les signes qui ont illustré cette entreprise malsaine contre la volonté du peuple qui ne jure que par l’élection d’Aimé-Pascal Mongo Lokonda comme gouverneur de province indiquent des fins limiers, plusieurs constats convergent. C’est le cas de : « La corruption à ciel ouvert et de la séquestration des élus provinciaux avérées dont le résultat n’a été autre que le revirement contre son gré d’un des députés provinciaux qui a requis l’anonymat qui a été victime d’intimidations avec menaces de mort. Tenez, un mandataire actif à la Direction Générale des Impôts (DGI) a battu campagne activement avec les moyens de l’Etat en faveur du candidat Nkoso Kevani. Des preuves existent. Les députés provinciaux ont été coupés de tout moyen de communication pendant les soixante-douze heures qui ont précédées le deuxième. Cet état de chose a fait réagir la population à travers une marche de protestation qui a été réprimée par la force par la gouverneure en fonction. Plusieurs autres irrégularités ont été listées. Un juge de la Cour d’Appel de Mai-Ndombe a été gardé dans la résidence de Mme la gouverneure en fonction pendant de longues heures avant de donner le verdict de l’affaire en contentieux. Au moment opportun, nous porterons à la connaissance du Chef de l’Etat tous éléments à notre disposition afin que lui le Garant de la nation et Juge suprême comprenne par des faits concrets qui le soutien réellement ou sapent sa vision de renouveau du Congo », a déclaré un proche du sénateur Aimé-Pascal Mongo qui pense que l’espoir de dire le bon droit est encore permis auprès du Conseil d’Etat.


Pendant que l’affaire est prise en délibérée au Conseil d’Etat depuis, le lundi 17 juin 2024, la Fédération de l’UDPS dans le Maï-Ndombe est divisée. Alors qu’une frange reconnait le caractère irrégulier des résultats du second tour, l’aile dure qui a choisi « la voie de la compromission » s’évertue dans une campagne de sape contre la personne d’Aimé-Pascal Mongo qui n’a fait qu’exercer son droit le plus légitime d’ester en constations des résultats de l’élection du gouverneur fort des irrégularités constatées.


Dans une déclaration lue devant la presse un groupe se réclamant de l’UDPS avec effigies et emblèmes à l’appui tente de faire de la récupération et de la manipulation politique moyennant des « espèces sonnantes et trébuchantes » qui relèvent un déni d’aspiration démocratique pourtant fruit d’une longue lutte acharnée contre les antivaleurs menée par Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Mais aussi, cette posture démontre par ces partisans la méconnaissance des réalités du Maï-Ndombe ou cette frange se réclamant de l’UDPS voudrait se faire plus grosse qu’elle ne l’est.


« Ce groupe qui affirme sans fondement que le triplement élu de Maï-Ndombe, Aimé-Pascal Mongo vendrait des terres aux étrangers oublie qu’il tombe sous le fait de la propension des faux bruits. Nous attirons leur attention pour la énième et nous leur disons que nous nous réservons le droit de saisir la justice afin de tirer toutes les conséquences de droit qui s’imposent », a dit un membre du bureau politique du Congrès National Africain pour le Réveil du Congo.


A tout prendre, les réalités du Maï-Ndombe diffèrent de celles d’autres coins de la République ou l’UDPS a raflé la mise. Cette province qui a été des années durant acquise à la cause de l’opposition a changé le fusil d’épaule lors des scrutins de décembre 2023 avec le concours avéré du leader du CNARC, Aimé-Pascal Mongo donnant ainsi au chef de l’Etat, Félix Tshisekedi une majorité confortable des suffrages largement exprimés. Au-delà de la fraude et de la corruption qui ont émaillé ce scrutin, le prétendant au poste de gouverneur, Mr Nkoso Kevani et son colistier ont échoué lors des législatives nationales et provinciales de décembre 2023, donc ne jouissent en réalité d’aucune légitimité populaire.

Fort de cela, point n’est besoin de douter des pratiques peu recommandables qu’ils ont utilisées lors du second tour de l’élection du Gouverneur. Le peuple de Maï-Ndombe est appelé à ouvrir l’œil le bon pour l’avenir de ses filles et fils.

La Rédaction

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