Assemblée nationale/session de mars : Alex Welo prie le parlement d’exercer une pression sur l’exécutif pour que soit vulgarisée la résolution du Conseil de sécurité sur le Rwanda

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Le président du Cadre de Concertation des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo, Alex Welo, demande au parlement de la République Démocratique du Congo de bien vouloir exercer une forte pression sur l’exécutif pour que la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui exige que le Rwanda et ses troupes quittent le sol congolais, fasse l’objet d’une campagne de vulgarisation auprès de toutes les forces vives de la nation.

Il l’a déclaré à notre micro, mardi 18 mars, en souvenir de la cérémonie d’ouverture solennelle de la session ordinaire de mars 2025 de l’Assemblée nationale congolaise, à laquelle il a été, samedi 15 mars, parmi les invités de marque.

À l’en croire, le parlement, en sa qualité de pouvoir en charge de contrôler l’exécutif, doit activer ses mécanismes parlementaires pour que la souveraineté de notre pays, violée par le Rwanda, soit respectée à la lettre. Car, faut-il le rappeler, le chapitre premier de la charte des Nations Unies est clair à ce propos : la souveraineté d’un pays, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, reste innegociable. Ce qui signifie que l’on ne peut pas négocier la question de la souveraineté d’un État.

Au sujet de celle liée à la paix et au bien-vivre ensemble entre le peuple de la République Démocratique du Congo et ceux des pays de la région des Grands Lacs, Alex Welo les appelle tous à accompagner l’initiative salutaire des princes de l’Église congolaise, en référence à la CENCO et à l’ECC, dans ce qu’ils appellent le Pacte Social pour la Paix et la Sécurité en RDC et dans les Grands Lacs.

« Parce que la paix s’impose à tout le monde », a-t-il soutenu, avant d’ajouter : « Sans la paix, il n’y a ni travail, ni business, ni aucune autre activité de la vie humaine. »

« Ma présence à ladite rentrée parlementaire, en ma qualité de président du Cadre de Concertation des Droits de l’Homme en RDC, s’est justifiée au plus haut point par le fait qu’elle a coïncidé avec le processus de Luanda en cours, mais aussi celui de Kinshasa, voulu sous l’égide de nos pères spirituels de la CENCO et de l’ECC, vu la crise sécuritaire et humanitaire qui prévaut actuellement en République Démocratique du Congo », a-t-il contextualisé.

« Le droit de l’homme, en tant qu’épine dorsale de cette épineuse question, m’a valu de marquer ma présence au Palais du peuple afin de pouvoir donner le point de vue concret de mon institution et celui des activistes des droits de l’homme, au regard de la situation que traverse actuellement la République Démocratique du Congo, notre cher et beau pays », a-t-il expliqué.

Alex Welo a tiré parti de cette occasion pour se souhaiter à lui-même, en sa qualité de président du Cadre de Concertation des Droits de l’Homme en RDC, ses sincères condoléances, au regard du nombre tragiquement élevé d’activistes des droits de l’homme tués au Sud et au Nord-Kivu.

« Donc, je vous rappelle que j’ai enterré plus de 70 activistes des droits de l’homme au Nord et au Sud-Kivu ; j’ai fait déplacer plus de 600 défenseurs et activistes des droits de l’homme ; j’ai demandé l’exil pour eux, parce qu’ils constituent actuellement la cible des bourreaux », a-t-il argumenté.

Fidèle à ses propos, les défenseurs des droits de l’homme, étant des personnes qui gênent tout pouvoir qui piétine les principes des Nations Unies, il était donc de bonne augure pour lui de demander l’exil pour eux.

« Il y en a pour qui, jusqu’à aujourd’hui, je continue à mener des plaidoyers auprès de la communauté internationale précisément pour leur suivi et sécurité », a-t-il confié.

« Je présente en même temps mes très sincères et tristes condoléances à toutes les familles éplorées, je les fortifie et je leur apporte un message d’espoir pour leur dire : quelle que soit la durée de la guerre, la paix finira par s’imposer en République Démocratique du Congo », a-t-il exprimé sa compassion.

Il s’est dans la même veine adressé à tous les belligérants et à toutes les parties prenantes à la guerre pour leur signifier que la loi s’impose à tous et que personne ne peut se dire invulnérable.

« C’est le lieu ici pour moi d’exiger le respect de la dignité humaine, le respect des personnels des Nations Unies, surtout ceux qui œuvrent dans l’humanitaire et dans les activités des droits de l’homme, sans oublier le personnel soignant », a-t-il dit, avant de déplorer les bombardements qui ont dernièrement eu lieu à Uvira, précisément sur des hôpitaux et maternités.

« Cela constitue un crime de très haute gravité », a-t-il souligné.

« Nous continuons à exiger auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies une résolution spéciale contraignante, sous forme de résolution-sanction contre tous ceux qui commettent des violations des droits de l’homme ou des infractions qui portent atteinte aux principes onusiens », une parole de colère signée Alex Welo.

Le CCDH/RDC, entendez : Cadre de Concertation des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo, est une méga-plateforme sous sa supervision et qui regroupe toutes les associations et organisations non gouvernementales des droits de l’homme qui œuvrent sur le sol de la RDC.

Saint-Germain Ebengo

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