Dans la province du Sankuru, précisément à Lodja, au cœur de la République Démocratique du Congo, le prix d’un sac de ciment est passé de 80 000 FC à 120 000 FC.
Cette augmentation est due à la rareté du produit sur le marché local.
À l’origine de cette pénurie, plusieurs dépôts d’approvisionnement se seraient vidés. Selon certains commerçants, cette flambée des prix s’explique en grande partie par l’impraticabilité de la Route nationale n°7 reliant Lodja à Bena Dibele. Toujours d’après ces sources, des cargaisons de ciment seraient bloquées en raison du mauvais état des routes, une situation qui met en difficulté de nombreux opérateurs économiques.
Il y a à peine deux mois, un sac de ciment se vendait encore entre 70 000 et 80 000 francs congolais dans la ville. Aujourd’hui affiché à 120 000 FC, le produit connaît une hausse de près de 50 %. « À Kinshasa, par exemple, un sac de ciment coûte environ 10 dollars américains », nous confie un habitant de Lodja, qui déplore l’écart considérable de prix entre les provinces.
Cette flambée des prix risque d’avoir des répercussions directes sur le secteur de la construction à Lodja. Plusieurs chantiers pourraient être ralentis, voire suspendus, faute de moyens pour acquérir le ciment à ce nouveau tarif.
Des maçons, entrepreneurs et propriétaires de parcelles craignent une paralysie des travaux, avec des conséquences sur l’emploi local et le coût global des habitations.
Si certains commerçants pointent du doigt l’état des routes et la difficulté d’approvisionnement, une partie de la population évoque plutôt une spéculation sur le produit. « Il est inconcevable qu’un sac de ciment se vende à 120 000 FC. Nos opérateurs économiques sont de mauvaise foi », affirme un habitant. Et d’ajouter : « Nous demandons aux autorités provinciales compétentes d’intervenir pour mettre un terme à cette dérive. »
Pour l’instant, aucune réaction officielle du gouvernement provincial n’a été enregistrée.


