L’escalade des tensions entre Iran et Israël continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise. Pour Exodus Lukombo, cadre du Collectif des communicateurs du Chef de l’État et défenseurs des institutions, la crise actuelle met en évidence une réalité diplomatique majeure, laquelle révèle combien toutes les alliances ne se valent pas lorsqu’une nation se retrouve confrontée à une situation critique.
Selon elle, alors que l’Iran est souvent présenté comme un partenaire stratégique de la Russie et de la Chine, les affrontements récents montrent une absence d’engagement direct et décisif de ces puissances aux côtés de Téhéran.
« Les faits parlent d’eux-mêmes. Lorsqu’un pays traverse une crise majeure, la solidité de ses alliances se mesure dans l’action. Aujourd’hui, l’Iran semble faire face sans un appui concret de ceux qui sont considérés comme ses alliés stratégiques », a-t-elle déclaré.
À l’inverse, souligne-t-elle, les États-Unis ont réaffirmé leur soutien à Israël, ce qui traduit, selon son analyse, une constance dans la défense de leurs partenaires.
Pour Exodus Lukombo, cette situation internationale vient conforter l’orientation diplomatique adoptée par le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.
« Le Chef de l’État a fait un choix stratégique responsable en privilégiant un partenaire reconnu pour la crédibilité de ses engagements. Dans un monde instable, la fiabilité d’un allié n’est pas un détail, c’est un facteur déterminant », a-t-elle soutenu.
Elle estime par ailleurs que cette crise constitue une leçon pour les pays africains appelés à bâtir leurs relations internationales sur des engagements tangibles et durables, plutôt que sur des considérations idéologiques.


