Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a mis fin, dans une correspondance datée du 26 février 2026, aux mesures conservatoires qui frappaient l’ancien Directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), Étienne Tshimanga. Cette décision, intervenue après son suspension le 16 février pour des « fautes lourdes de gestion », ne signifie toutefois pas la réhabilitation de Tshimanga, contrairement à certaines rumeurs.
En effet, cette levée de mesures a pour objectif principal de donner les pleins pouvoirs à la Directrice générale intérimaire, Christelle Muabilu. Selon des sources proches du cabinet du ministre, cette stratégie vise à lui permettre une gestion autonome et efficace de l’établissement, garantissant ainsi la continuité de ses opérations.
Il convient de rappeler qu’auparavant, Julien Paluku avait interdit à Tshimanga de prendre toute initiative, notamment d’engager l’OCC auprès des tiers, ce qui a entravé son pouvoir décisionnel. En levant ces restrictions, le ministre permet à Muabilu de naviguer librement dans ses fonctions et d’assurer un fonctionnement optimal de l’OCC. « C’est permettre à la DG intérimaire d’avoir le plein pouvoir pour gérer l’entreprise. Sans cette levée, elle ne pourrait que s’occuper des salaires », a précisé notre source.
Cette décision s’inscrit dans un contexte où la gestion de l’OCC a été mise à mal par les actes reprochés à Étienne Tshimanga, incluant la création d’un système informatique parallèle qui a causé des pertes financières considérables. Avec ces nouvelles dispositions, Christelle Muabilu se retrouve ainsi à la tête d’une institution clé, dans un moment critique, et devra rapidement prouver sa capacité à redresser la barre.


