L’Institut Supérieur de Commerce de Kisangani a servi de cadre, ce mercredi, à une conférence-débat de haute portée politique et institutionnelle animée par la Questeure adjointe de l’Assemblée nationale, Grâce Neema Paininye.
Face aux autorités provinciales, aux membres du corps académique et à une forte mobilisation estudiantine, l’élue nationale a centré son intervention sur l’Accord de Washington, présenté comme un jalon stratégique dans la redéfinition des rapports de la République démocratique du Congo avec ses partenaires internationaux.
La Questeure adjointe de l’Assemblée nationale, Grâce Neema Paininye, a insisté au cours de son exposé sur la portée symbolique et politique de cet accord, qu’elle considère comme une affirmation renouvelée de la souveraineté congolaise sur ses ressources naturelles. « Ce que nous avons nous appartient », a-t-elle martelé, invitant la jeunesse à développer une conscience patriotique et à défendre les intérêts supérieurs de la Nation.
Selon elle, cet accord est l’aboutissement d’un long processus diplomatique impulsé par le Président de la République, Félix Tshisekedi, en faveur de la paix, de la justice et d’une coopération internationale plus équilibrée. Elle a appelé les étudiants à se positionner comme acteurs du changement, capables d’accompagner les mutations politiques et économiques en cours.
Dans la même dynamique, elle a exhorté l’élite congolaise à se préparer à assumer la gestion responsable des opportunités qu’ouvre cette nouvelle ère, en privilégiant l’intégrité, la compétence et le patriotisme.
Présent à cette rencontre académique, le Gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, a abondé dans le même sens, soulignant la nécessité d’une responsabilité collective dans la préservation du territoire national et la protection des richesses du pays. Il a rappelé que la défense des intérêts de la RDC ne saurait être l’affaire d’un seul individu, mais d’une génération consciente de ses responsabilités historiques.
La conférence a également accordé une place au débat intellectuel sur les perspectives de dialogue national, thème développé par le professeur Kakombi Prosper. Interrogeant les contours et les finalités d’un éventuel dialogue, il a invité l’assistance à réfléchir sur les mécanismes susceptibles de consolider la cohésion nationale dans un contexte marqué par de multiples défis sécuritaires et socio-économiques.
Fidel Songo


