Six milliards de francs congolais. C’est le montant qu’aurait détourné la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, selon les déclarations du député national Willy Mishiki, faites ce samedi 21 février 2026 sur les antennes de Radio Top Congo.
Invité de l’émission Top 7, l’élu de Walikale affirme avoir initié une pétition ayant déjà recueilli 62 signatures. Cette démarche vise à obtenir la démission de la ministre, à la suite d’un présumé détournement des fonds destinés à la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire.
Selon Willy Mishiki, en plus du salaire de base de 300 000 FC, chaque enseignant bénéficie d’une prime dite « de gratuité » de 80 000 FC. Il soutient que 20 000 FC auraient été retranchés sur cette prime par la ministre et certains responsables de la Dinacope (Direction nationale de contrôle de la paie des enseignants), ce qui représenterait un total estimé à 6 milliards de francs congolais.
« Cette démarche parlementaire ne vise pas seulement la démission de la ministre Raïssa Malu, mais également l’ouverture de poursuites judiciaires », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il invite ses collègues députés à signer la pétition afin qu’elle soit déposée dès ce lundi au secrétariat de l’Assemblée nationale. Il affirme par ailleurs que les éléments de traçabilité bancaire, y compris ceux de la Banque centrale, étayent sa démarche.
Dans un contexte marqué par des tractations politiques et l’éventualité d’un remaniement gouvernemental, cette initiative suscite des interrogations. Le député Willy Mishiki ira-t-il jusqu’au bout de sa démarche ? S’agit-il d’une véritable croisade pour la transparence ou d’un positionnement politique ?
L’évolution de ce dossier permettra d’apporter des réponses à ces questions.
Paul Nongo


