Lors de la 79e réunion du Conseil des ministres, tenue ce vendredi 20 février à la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a accordé un délai de 30 jours pour réaliser l’audit de l’état liquidatif, à la suite des retards observés dans la paie des agents et fonctionnaires de l’État. Une situation qui, au-delà des désagréments institutionnels et administratifs, affecte directement le social du peuple congolais.
Cette annonce a été faite par le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, dans le compte rendu diffusé en direct sur les antennes de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC).
L’objectif de cet audit est de garantir la soutenabilité des finances publiques et d’assurer la continuité des opérations financières de l’État, notamment le paiement régulier et ponctuel des salaires des agents et fonctionnaires. Au cœur des préoccupations figure également la question de l’augmentation contenue de la masse salariale, liée aux nouvelles unités (NU) et aux non-payés (NP), sans maîtrise réelle des effectifs ni des procédures de vérification adéquates.
Cette situation exerce une pression croissante sur la trésorerie publique, fragilisant l’équilibre budgétaire et exposant le système de paie à des tensions « préjudiciables à la stabilité sociale ».
En effet, l’audit de l’état liquidatif est considéré comme un instrument de clarification visant à identifier d’éventuelles irrégularités, à vérifier la concordance entre les effectifs réellement rémunérés et à contenir les charges indues qui pèsent sur les finances publiques.
Selon le président Félix Tshisekedi, « il ne s’agit pas d’une mesure conjoncturelle ni d’un simple correctif administratif, mais plutôt d’une décision qui s’inscrit dans la continuité d’une orientation plus large en faveur de la discipline budgétaire », a-t-il martelé.
Enfin, le salaire étant un droit social fondamental dans la vie d’un être humain, espérons que les agents et fonctionnaires de l’État retrouveront le sourire après plusieurs tensions.
Paul Nongo


