La gestion des cimetières de la ville-province de Kinshasa est passée au crible de l’Assemblée provinciale. Face à la recrudescence des plaintes et dénonciations, la Commission Aménagement du territoire et Environnement de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) a poursuivi, ce lundi 09 février 2026, les auditions des gestionnaires des cimetières publics et privés.
Ces auditions s’inscrivent dans le cadre d’une mission de contrôle parlementaire visant à évaluer la gestion administrative des sites funéraires, l’occupation des espaces disponibles ainsi que le respect des normes environnementales et sanitaires en vigueur.
Au cours des échanges, la Commission a mis en évidence de nombreuses irrégularités. Plusieurs cimetières privés à caractère coutumier exerceraient leurs activités sans disposer de documents administratifs conformes à la loi, une situation jugée préoccupante par les élus provinciaux.
Par ailleurs, certains cimetières officiellement déclarés saturés et fermés continueraient, selon les constats, à accueillir des enterrements. Des pratiques qui soulèvent de sérieuses interrogations quant au contrôle exercé par les autorités compétentes et à la responsabilité des gestionnaires.
L’absence de titres fonciers, d’autorisations légales et de plans d’aménagement renforce le flou qui entoure la gestion de ces espaces sensibles, exposant la capitale à des risques sanitaires et environnementaux non négligeables.
Sans sa lutte, , la Commission Aménagement du territoire et Environnement entend établir les responsabilités, mettre fin aux pratiques irrégulières et formuler des recommandations en vue d’assainir durablement la gestion des cimetières à Kinshasa, dans le respect de la loi et de la dignité des défunts.


