À travers un communiqué signé ce 25 janvier 2025, la Nouvelle Société Civile Congolaise a exprimé sa profonde préoccupation par la vague d’interpellations menées ces derniers jours par certains services de sécurité à l’encontre des proches de l’ancien président Joseph Kabila, ainsi que de certains membres des forces de défense et de sécurité.
Dans ce document, la NSCC indique suivre « avec une vive attention » cette situation qui, au regard du nombre de personnes concernées et des circonstances entourant ces arrestations, suscite une inquiétude croissante au sein de l’opinion publique nationale.
Tout en reconnaissant la légitimité des enquêtes sécuritaires dans un État souverain, la NSCC rappelle que le respect des droits fondamentaux demeure une obligation constitutionnelle et légale, quelles que soient les circonstances.
Elle souligne que toute privation de liberté doit impérativement se faire dans le strict respect des procédures prévues par la loi.
À ce titre, la NSCC insiste notamment sur :
- le respect du délai légal de garde à vue ;
- le droit pour toute personne interpellée d’être informée des faits qui lui sont reprochés ;
- le droit à l’assistance d’un conseil ;
ainsi que l’obligation de présentation devant le juge naturel dans les délais requis.
Cependant, la nouvelle société civile congolaise déplore des informations persistantes faisant état de détentions prolongées au-delà des délais légaux, d’interpellations opérées à des heures tardives, ainsi que de transferts vers des destinations non officiellement communiquées aux familles. Si ces faits étaient avérés, avertit la NSCC, ils pourraient être assimilés à des pratiques contraires aux principes de l’État de droit, voire à des détentions arbitraires.
Au-delà de l’aspect juridique, la NSCC alerte également sur les conséquences sociales et politiques potentielles d’une telle situation. Selon elle, la persistance de pratiques opaques est susceptible d’alimenter les tensions, d’ouvrir la voie à des manipulations par des acteurs malveillants et d’exposer inutilement les services de sécurité à de graves accusations, au détriment de la confiance entre les institutions et la population.
La Nouvelle Société Civile Congolaise formule, face à cette situation, plusieurs exigences claires. Elle demande que toute personne détenue au-delà du délai légal soit immédiatement présentée devant son juge naturel, si des charges sérieuses existent à son encontre. À défaut d’éléments juridiquement fondés, cette ONG réclame la libération pure et simple des personnes concernées.
La NSCC appelle par ailleurs les autorités sécuritaires à faire preuve de transparence, de légalité et de professionnalisme, afin de préserver la crédibilité des institutions de la République. Elle rappelle enfin que la sécurité nationale ne peut se construire durablement qu’en parfaite harmonie avec le respect des droits humains et de la loi.


