L’Association pour la Conservation Communautaire de la Biodiversité (ACCB)(ACCB) a lancé sur l’île d’Idjwi un programme de restauration des paysages visant à lutter contre l’érosion des sols et la dégradation des routes rurales. Le projet prévoit la plantation de 350 000 arbres le long des axes de desserte agricole, considérés comme essentiels à l’économie locale.
Selon l’ACCB, l’érosion hydrique constitue l’une des principales causes de la détérioration des routes à Idjwi, rendant difficile l’accès aux zones agricoles. Pour y faire face, l’organisation mise sur une approche de bio-ingénierie, consistant à utiliser des végétaux pour stabiliser les talus, limiter le ruissellement des eaux et protéger durablement les infrastructures routières.

Les espèces sélectionnées comprennent notamment l’acacia, le cedrela, la calliandra, le markhamia et le grevillea. Ces arbres ont été choisis pour leur capacité à restaurer les sols, préserver la biodiversité locale et s’intégrer aux systèmes agroforestiers sans affecter les cultures riveraines.
Le projet a également une dimension socio-économique importante. Plus de 50 jeunes de l’île ont été recrutés dans les pépinières de l’ACCB, où ils bénéficient de formations pratiques sur la production des plantules, le suivi phytosanitaire ainsi que les techniques de plantation et d’entretien.

À travers cette initiative, l’ACCB entend concilier protection de l’environnement, amélioration des infrastructures rurales et création d’emplois, contribuant ainsi au développement durable et à la résilience des communautés de l’île d’Idjwi.


