Nathanaël Onokomba, activiste et opposant du régime Tshisekedi, a été conduit à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa le mardi 13 janvier dernier, dans le cadre d’une procédure judiciaire désormais prise en charge par le parquet militaire. Selon le Conseil national de cyberdéfense, le dossier de l’opposant a été officiellement transmis aux autorités judiciaires compétentes.
L’opposant Nathanaël Onokomba est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, parmi lesquels figurent l’incitation ou la provocation à la commission d’actes terroristes, l’apologie du terrorisme, ainsi que la diffusion de fausses informations par voie électronique. Les poursuites incluent également des faits liés à la négation, la minimisation ou la justification de crimes internationaux, notamment les violences sexuelles, ainsi que l’apologie ou la propagande d’atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation. Ces infractions sont prévues et réprimées par l’article 206 du Code pénal militaire, selon les autorités judiciaires.
Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement sensible, marqué par la persistance des violences armées dans l’Est de la République démocratique du Congo et par un climat que plusieurs acteurs de la société civile jugent de plus en plus restrictif pour les voix dissidentes.
Du côté de l’opposition et de certains militants des droits humains, des accusations d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques sont avancées. Les autorités, pour leur part, estiment que ces poursuites relèvent de la nécessité de protéger la sécurité nationale et de prévenir la propagation de discours jugés dangereux pour la stabilité du pays.
À ce stade, le dossier demeure en cours d’instruction. Aucune décision judiciaire définitive n’a encore été rendue, Nathanaël Onokomba bénéficiant, conformément aux principes de droit, de la présomption d’innocence jusqu’à l’issue de la procédure.
Japhet Punzu


