Crise sécuritaire dans l’Est du pays : l’ADD-CONGO de Prince Epenge alerte sur les risques de balkanisation et plaide pour un dialogue intercongolais inclusif

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L’Action pour la démocratie et le développement au Congo (ADD-CONGO), formation politique chère à l’opposant Prince Epenge, tire la sonnette d’alarme face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration politique rendue publique ce dimanche 11 janvier 2026 à Kinshasa et lue par son secrétaire général, le Dr David Ekamba, le parti dresse un tableau sombre d’une crise multiforme qui, selon lui, menace gravement l’unité nationale et la stabilité régionale.


Suivant avec une attention soutenue l’évolution de la situation dans les provinces orientales du pays, l’ADD-CONGO constate que la recrudescence de l’insécurité s’accompagne d’une crise humanitaire d’une ampleur alarmante, tant à l’intérieur des frontières nationales que dans l’ensemble de la sous-région des Grands Lacs. Ce parti membre de la coalition LAMUKA déplore, à cet égard, l’absence d’une réponse humanitaire à la hauteur de la gravité des souffrances endurées par les populations civiles.


Tout en saluant les efforts diplomatiques entrepris par l’État du Qatar et les États-Unis d’Amérique en vue de favoriser une solution négociée à la crise, l’ADD-CONGO se montre néanmoins critique quant à l’efficacité réelle des différentes initiatives et accords conclus jusqu’à présent. Selon la formation politique, ces démarches n’ont produit aucun impact tangible sur le terrain, laissant les civils livrés à une détresse jugée inacceptable.


Sur le plan politique, l’ADD-CONGO exprime de vives préoccupations face à ce qu’elle qualifie de projets manifestes du régime en place visant à se maintenir au pouvoir au-delà des délais constitutionnels. Le parti dénonce le refus du président Félix Tshisekedi d’envisager, selon lui, une voie pacifique et inclusive de sortie de crise. Une posture qui, avertit-il, préparerait le terrain à une possible instrumentalisation de la situation sécuritaire à l’horizon 2028, en vue de justifier une prolongation illégitime du pouvoir.


Face à cette impasse, l’ADD-CONGO rappelle à l’opinion nationale et internationale que la crise congolaise, dans toutes ses dimensions sécuritaire, politique et humanitaire ne saurait connaître de solutions durables en dehors d’un dialogue intercongolais véritablement inclusif. Un dialogue respectueux des aspirations profondes du peuple congolais et affranchi de toute logique d’exclusion ou de confiscation du pouvoir.


Le parti se dit également inquiet des risques croissants de voir certaines zones actuellement occupées évoluer vers des entités assimilables à un État de fait, une dynamique qui, selon lui, s’inscrirait dans un projet insidieux de balkanisation de la République démocratique du Congo. À ce sujet, l’ADD-CONGO estime que le refus ou la lenteur délibérée du chef de l’État à convoquer un dialogue national sincère ouvre dangereusement la voie à cette dérive, engageant ainsi sa responsabilité historique devant le peuple congolais.


Dans sa déclaration, l’ADD-CONGO lance enfin un appel solennel à la jeunesse congolaise, l’exhortant à rejeter toute tentative de manipulation ou d’embrigadement dans des mouvements armés. Le parti invite les jeunes à privilégier une résistance citoyenne, pacifique et ferme face à toute forme de dérive autoritaire.
« Non à la guerre, oui au dialogue pour la paix », conclut la déclaration, avant d’affirmer avec force que « le Congo mérite mieux ».

Fidel Songo

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