Le professeur Matthieu Abata Diasona, enseignant à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été mortellement attaqué dans la nuit du mercredi au jeudi 8 janvier 2026, à son domicile situé au quartier Rutens, non loin du plateau des professeurs, dans la commune de Lemba, aux environs d’une heure du matin.
D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, des individus armés ont fait irruption dans la résidence de la victime avant de lui ôter la vie, tout en proférant des menaces à l’encontre d’autres personnes présentes dans la maison. Après leur forfait, les assaillants ont pris la fuite.
Quelques heures plus tard, l’un des présumés auteurs de l’attaque serait revenu sur le lieu du crime, tentant de se mêler aux proches du défunt. Reconnu par le fils du professeur Matthieu Abata Diasona, l’individu a été appréhendé par des habitants du quartier, dans des circonstances encore à élucider.
Le corps du professeur Matthieu Abata Diasona a été acheminé ce jeudi à la morgue des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK). Les forces de l’ordre, arrivées sur les lieux, ont procédé aux constats d’usage et ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs de cet assassinat et de déterminer les responsabilités.
Ce drame remet au premier plan la question de l’insécurité persistante à Kinshasa. Malgré l’annonce par le gouvernement de l’intensification de l’opération “Ndobo”, destinée à lutter contre la criminalité urbaine, la population déplore l’absence de résultats tangibles sur le terrain.
Au sein de la communauté universitaire de l’UNIKIN, l’émotion est vive.
Enseignant respecté, le professeur Matthieu Abata Diasona laisse derrière lui le souvenir d’un homme engagé dans la transmission du savoir, tandis que l’opinion publique appelle à des mesures urgentes pour renforcer la sécurité et prévenir de tels actes.
Fidel Songo


