La province de l’Ituri connaît une nouvelle escalade des violences armées, particulièrement dans la zone de santé de Bule, où des combats opposent, depuis le 5 décembre, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à des groupes armés locaux. Cette situation sécuritaire précaire accentue une crise humanitaire déjà alarmante dans la région.
Selon les données communiquées par les Nations unies, au moins 25 civils ont perdu la vie entre le début des affrontements et le 29 décembre. Parmi ces décès, 17 seraient liés aux conditions de vie extrêmement difficiles, notamment le manque d’accès aux soins de santé, l’insécurité alimentaire et la faim. Plus de 40 personnes ont également été blessées au cours de cette période.
L’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) rapporte avoir pris en charge 23 blessés graves à l’hôpital Salama de Bunia, dont neuf enfants. Par ailleurs, 22 autres blessés ont été soignés à l’hôpital de Fataki, témoignant de la pression croissante exercée sur les structures sanitaires locales.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) souligne que l’insécurité persistante empêche l’acheminement de l’aide humanitaire vers plus de 87 000 personnes déplacées internes, actuellement regroupées dans et autour de la ville de Bule. Ces populations font face à de graves pénuries de nourriture, d’eau potable et de services médicaux essentiels.
Face à cette situation critique, les acteurs humanitaires appellent l’ensemble des parties impliquées dans le conflit à respecter le droit international humanitaire, en particulier la protection des civils, la sécurité du personnel humanitaire et la préservation des infrastructures et des biens humanitaires.
La Rédaction


