Vœux 2026 : le PVR de Moussa Kalema alerte sur le risque d’effondrement de la RDC et appelle à une rupture politique nationale

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À l’occasion des vœux de fin d’année adressés aux Congolaises et Congolais, le Parti des Vertus Républicaines (PVR), par la bouche de son président national, Moussa Kalema Sangolo-Zaku, est revenu sur la situation chaotique du pays. Insécurité généralisée, crise de gouvernance, effritement de l’autorité de l’État, guerre géopolitico-économique par procuration et dérive autoritaire du pouvoir, le parti estime que la République démocratique du Congo se trouve à un point critique de son histoire. Dans ce message solennel, le PVR appelle à un dialogue intercongolais inclusif, à une rupture morale et politique profonde, et invite les forces vives de la Nation à s’engager pour éviter l’effondrement de l’État et restaurer la souveraineté nationale.

Ci-dessous, le message de vœux du PVR

MESSAGE DU PARTI DES VERUS RÉPUBLICAINES (PVR)DE FIN D’ANNÉE

Congolaises, Congolais,
Compatriotes de l’intérieur et de la diaspora,

En cette fin d’année 2025, au moment où notre Nation s’apprête à franchir le seuil d’une nouvelle année, il est de notre devoir collectif de regarder notre réalité en face, avec gravité, responsabilité et vérité.

L’année qui s’achève a été, pour notre peuple, l’une des plus éprouvantes de notre histoire récente.
Sur tous les plans : social, économique, sécuritaire, politique et environnemental , la République Démocratique du Congo a traversé une période de grande fragilité, parfois proche de l’effondrement.

I. LA SOUFFRANCE D’UN PEUPLE, LA FRAGILITÉ D’UNE NATION

Notre peuple a souffert.
Il a souffert à l’Est du pays, où la guerre a de nouveau arraché des villes, des villages, des familles, des vies.
Il a souffert dans les camps de déplacés, dans les hôpitaux sans moyens, dans les écoles abandonnées, dans les foyers frappés par la pauvreté.

Il a souffert de la cherté de la vie, de la rareté des biens de première nécessité, de la perte du pouvoir d’achat, du chômage massif.
Il a souffert des naufrages répétés, des accidents de circulation meurtriers, des inondations mortelles, conséquences directes de l’absence d’infrastructures et de la mauvaise gouvernance.

Dans nos villes, et particulièrement dans la capitale, les citoyens vivent dans l’insalubrité, l’insécurité et l’abandon.
Les embouteillages paralysent la vie économique.
Les quartiers se dégradent.
L’État semble absent.
Le pays donne trop souvent l’image d’un bien sans maître, d’un patrimoine collectif laissé à l’abandon.

II. INSÉCURITÉ GÉNÉRALISÉE ET DÉFAILLANCE DE L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

L’insécurité s’est généralisée sur l’ensemble du territoire national.

À l’Est, les populations continuent de payer le prix du sang.
Dans les villes, le banditisme urbain, les vols à main armée et les assassinats se multiplient.
Des milices prolifèrent, parfois tolérées, parfois instrumentalisées.

L’extension de la milice Mobondo jusqu’aux portes de la capitale, notamment dans la commune urbano-rurale de Maluku, illustre l’effritement dangereux de l’autorité de l’État.

III. UN CONSTAT LUCIDE : L’ÉCHEC DES CHOIX ACTUELS

Face à cette situation, un constat s’impose :
la tentative d’imposer la paix par la force, par la peur et par la restriction des libertés a échoué.

Échec militaire, avec une armée politisée, fragilisée par la mauvaise gestion et le manque de vision stratégique.
Échec diplomatique, avec des accords négociés en position de faiblesse, sans consensus national.
Échec politique, avec la radicalisation du pouvoir, marquée par des arrestations arbitraires, des enlèvements d’acteurs sociaux et politiques, et la fermeture de l’espace démocratique.

La paix durable ne peut naître ni de la dictature, ni de la répression, ni du déni des réalités.

IV. LES CAUSES PROFONDES DE LA CRISE

Oui, notre pays est convoité.
Oui, nos ressources stratégiques attisent les appétits des puissances étrangères.

Mais notre tragédie ne s’explique pas uniquement par l’extérieur.

Elle trouve aussi ses racines dans une mauvaise gouvernance chronique caractérisée par :
la corruption systémique,
le tribalisme et le népotisme,
le clientélisme politique,
le détournement des fonds publics,
le pillage et le bradage de nos ressources naturelles,
l’impunité institutionnalisée,
l’instrumentalisation de la justice,
la caporalisation du Parlement,
la personnification et la confiscation du pouvoir.

Lorsque l’État cesse d’être au service du bien commun, il devient lui-même un facteur d’instabilité.

V. UNE GUERRE GÉOPOLITICO – ÉCONOMIQUE PAR PROCURATION

Il est temps d’adopter une lecture claire et courageuse de la guerre que nous subissons.

Cette guerre n’est ni un simple conflit local, ni uniquement une guerre d’agression régionale.
C’est une guerre géopolitico-économique pour le contrôle des matières premières stratégiques — cobalt, lithium, terres rares — indispensables aux économies du futur.

C’est une guerre des grandes puissances, notamment entre les États-Unis et la Chine, menée par procuration, avec le Rwanda et l’Ouganda comme relais régionaux.

Le gouvernement doit avoir le courage de désigner les véritables commanditaires des massacres et de reconnaître la nature réelle de ce conflit.

VI. DES MÉDIATIONS CONTESTABLES, DES ACCORDS FRAGILES

Nous devons interroger le choix de médiateurs internationaux qui sont eux-mêmes économiquement intéressés par nos ressources et partenaires stratégiques des pays impliqués dans l’agression de la RDC.

Des accords signés dans un contexte de fragilité extrême, sans débat national et sans légitimité populaire, ne peuvent fonder une paix durable.

VII. L’IMPÉRATIF DU DIALOGUE INTERCONGOLAIS

La solution à la crise congolaise ne viendra pas exclusivement de l’extérieur.
Elle viendra d’abord de nous-mêmes.

Il est urgent d’ouvrir un dialogue intercongolais inclusif afin de :
restaurer la légitimité politique affaiblie par des processus électoraux contestés,
stopper la dérive autoritaire,
rétablir les règles démocratiques,
reconstruire une justice indépendante,
définir une nouvelle doctrine militaire républicaine,
auditer tous les accords léonins signés en situation de faiblesse nationale.

VIII. DISCOURS DE RUPTURE HISTORIQUE : LA NATION AU BORD DU POINT DE NON-RETOUR

Congolaises, Congolais,

Il faut désormais parler comme on parle quand une Nation est en danger de mort.

La République Démocratique du Congo n’est plus seulement en crise.
Elle est menacée d’effondrement.

Si rien ne change, nous avançons vers la désintégration de l’État, la banalisation du chaos et la normalisation de l’inacceptable.
C’est ainsi que meurent les Nations.

Si nous ne rompons pas maintenant, la RDC suivra la trajectoire d’Haïti :
un État vidé de sa souveraineté, capturé par la violence, l’informel et l’humiliation permanente.

À LA JEUNESSE CONGOLAISE

Jeunesse congolaise,
vous êtes peut-être la dernière génération capable d’empêcher l’effondrement total de l’État.

Refusez d’être instrumentalisés.
Refusez le suivisme aveugle, le culte des individus et la peur organisée.
Libérez-vous de l’esclavagisme moderne des consciences.

Un peuple jeune qui renonce à penser signe sa propre disparition.

AUX FEMMES CONGOLAISES

Femmes de la RDC,
chaque effondrement national commence par votre marginalisation,
chaque renaissance nationale commence par votre engagement.

Votre place est dans la décision, dans la rupture avec les anti-valeurs et dans la reconstruction morale de la Nation.

AUX INTELLECTUELS

Le silence n’est plus une prudence.
Il est une faute historique.

Quand les intellectuels se taisent, les imposteurs gouvernent et la Nation s’abîme.

À LA DIASPORA

L’exil ne vous absout pas.
La RDC a besoin de votre intelligence, de votre organisation et de votre engagement structuré.

CONTRE LES ANTI – VALEURS

Ce qui détruit la RDC, ce ne sont pas seulement les ennemis extérieurs,
mais l’attentisme, la peur, la démagogie, la médiocrité et le culte des individus.

Une Nation ne meurt pas quand elle est attaquée.
Elle meurt quand elle cesse de se défendre moralement.
CONCLUSION : L’HISTOIRE OU LE NÉANT

Congolaises, Congolais,

Nous sommes à l’heure du choix historique.
Soit l’effondrement progressif et l’humiliation durable.
Soit la rupture totale, morale et politique.

Il n’y a plus de place pour la neutralité.
Il n’y a plus de place pour l’attentisme.
Il n’y a plus de place pour la peur.

C’est dans cet esprit de rupture que nous appelons toutes celles et tous ceux qui refusent la disparition lente de la Nation à rejoindre le Parti des Vertus Républicaines, instrument de reconstruction de l’État, de restauration de la souveraineté et de renaissance nationale.

L’Histoire frappe à notre porte.
Elle ne frappera pas deux fois.

Le Congo peut encore être sauvé.
Mais le temps n’est plus un allié.

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 01/01/2026

Moussa Kalema Sangolo – Zaku
President National,et membre du Bureau Politique du PVR , Membre du Bureau Politique du FCC

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