L’institut national de santé publique à travers son Centre des opérations d’urgence de santé publique, en sigle COUSP, dresse un tableau globalement encourageant de la gestion des crises sanitaires en République démocratique du Congo au cours de l’année 2025. Face à la presse ce mercredi 31 décembre 2025, le coordonnateur du COUSP, Christian Ngandu, a présenté les avancées enregistrées dans la lutte contre plusieurs épidémies majeures ayant marqué l’année.
Mpox, choléra, Ebola ou encore rougeole, ces urgences sanitaires, longtemps préoccupantes, affichent aujourd’hui une dynamique de recul.
S’agissant du Mpox, les statistiques témoignent d’une baisse notable. Le pays est passé de plus de deux mille cas hebdomadaires à une moyenne oscillant entre 250 et 300 cas par semaine. Bien que 401 zones de santé aient été touchées depuis 2024, seules 19 continuent actuellement de notifier des cas actifs, principalement dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Sankuru. La riposte vaccinale progresse, avec près de 1 500 personnes déjà immunisées et une extension programmée dans huit provinces.
Concernant le choléra, le COUSP insiste sur l’urgence d’agir en amont. L’accent est mis sur l’assainissement du cadre de vie et la responsabilisation des équipes environnementales, parallèlement à la promotion de comportements d’hygiène adaptés, considérés comme un levier déterminant pour freiner la propagation de la maladie.
L’année 2025 aura également été marquée par la 16ᵉ épidémie d’Ebola, détectée à Bulape. Malgré la gravité des cas recensés, la réponse sanitaire a permis d’aboutir à la guérison des 19 personnes contaminées. Une intervention rapide, fondée sur la détection précoce et la vaccination ciblée, a été déterminante pour contenir l’épidémie.
Au-delà des maladies infectieuses, le COUSP est aussi intervenu lors des inondations ayant touché plusieurs provinces.
À Kinshasa notamment, les dégâts ont concerné 13 zones de santé, près de 80 établissements scolaires et environ 25 000 ménages, nécessitant une coordination multisectorielle d’urgence.
Sur le plan structurel, Christian Ngandu a souligné le renforcement des capacités nationales de réponse, avec plus de 20 laboratoires de référence désormais opérationnels à travers le pays. Un atout stratégique pour améliorer la surveillance épidémiologique et accélérer la prise en charge des urgences sanitaires.
Fidel Songo


