Crise sécuritaire dans l’Est : la Nouvelle Société Civile Congolaise réclame le départ immédiat des troupes rwandaises et de l’AFC-M23

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La Nouvelle Société Civile Congolaise, en sigle NSCC, a tenu, ce vendredi 19 décembre 2025, un point de presse à son siège situé dans la commune de Kasa-Vubu, à Kinshasa. Face à la détérioration persistante de la situation humanitaire et sécuritaire dans la partie orientale de la République démocratique du Congo, cette structure citoyenne a élevé la voix pour exiger le retrait immédiat et sans condition de toutes les troupes rwandaises ainsi que de leurs supplétifs armés de l’AFC-M23, présents sur le territoire congolais, de Bunagana à Uvira.

S’exprimant devant la presse, le coordonnateur national de la NSCC, Jonas Tshiombela, a fait savoir que son organisation suit « avec une attention particulière et une profonde préoccupation la dégradation continue de la situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC, notamment à Uvira, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu ».

Il a exigé le retrait « sans condition et immédiat du Rwanda et de ses supplétifs armés de l’AFC-M23 du sol congolais », estimant que cette présence étrangère continue de compromettre gravement les droits fondamentaux des populations civiles.

La NSCC a, par ailleurs, dénoncé ce qu’elle qualifie de manœuvres de diversion observées récemment à Uvira. Selon elle, « les éléments de l’AFC-M23 feignent un retrait en se déguisant, en se dispersant parmi les populations civiles ou en se redéployant de manière clandestine dans l’unique objectif de faire baisser la pression internationale ».

L’organisation estime que « ces pratiques constituent une violation grave du droit international humanitaire et mettent délibérément en danger les populations civiles ».

Concernant les initiatives de dialogue évoquées dans certains cercles politiques, la Nouvelle Société Civile Congolaise a adopté une position sans équivoque. Elle a souligné que « tout dialogue intercongolais crédible, sincère et porteur de paix durable ne pourra être envisagé que lorsque toutes les troupes rwandaises et leurs supplétifs auront quitté totalement l’ensemble du territoire congolais actuellement occupé et pillé ».

Pour la NSCC, « aucun dialogue ne peut se tenir sous occupation étrangère, sous la contrainte des armes ou pendant le pillage systématique des ressources naturelles de la RDC ». Elle a, à cet effet, rappelé avec insistance que « la paix ne se négocie pas au prix de la souveraineté nationale ».

Fidel Songo

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