Clôture du 10ᵉ congrès de la SCOGO : le gouvernement Congolais appelé à des actions concrètes afin de réduire le taux de la mortalité maternelle et périnatale

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Les rideaux sont tombés sur le 10ᵉ Congrès de la Société Congolaise de Gynécologie et d’Obstétrique, SCOGO en abrégé, tenu du 16 au 18 décembre 2025 à Kinshasa, après trois jours d’intenses travaux scientifiques consacrés au rôle du gynécologue-obstétricien face aux défis sanitaires du couple mère-enfant dans le contexte de la couverture santé universelle. La cérémonie de clôture, marquée par la lecture solennelle des recommandations finales, s’est déroulée en présence du Secrétaire général du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale, représentant personnel du ministre de tutelle.

Cette journée a également été ponctuée par un moment institutionnel fort avec l’entrée en fonction d’un nouveau comité de gestion de la SCOGO, placé sous la présidence du Dr Arthur Munkana, désormais président national de la société en remplacement de Dr Victor Mwela.

Durant trois jours, les gynécologues-obstétriciens, chercheurs et experts nationaux et internationaux ont analysé sans complaisance la situation de la santé maternelle et néonatale en République démocratique du Congo. Les débats ont mis en évidence une réalité persistante, celle de cette réalité selon laquelle malgré les efforts du Gouvernement, de la SCOGO et de leurs partenaires techniques et financiers, la RDC continue d’enregistrer des taux élevés de mortalité maternelle et périnatale, largement évitables.

Durand Les trois jours, les travaux scientifiques ont porté sur des thématiques majeures, notamment l’impact de la couverture santé universelle sur la santé du couple mère-enfant, le renforcement des capacités scientifiques et techniques en santé sexuelle et reproductive, la surveillance des décès maternels et périnatals, l’actualisation des soins obstétricaux et néonatals d’urgence, l’intégration de la planification familiale et de la contraception moderne, la prévention et la prise en charge des grossesses à risque, des fistules obstétricales, des cancers gynécologiques et mammaires, ainsi que la problématique de l’infertilité du couple et l’apport des nouvelles technologies en gynécologie-obstétrique.

Au terme de ces échanges riches et approfondis, les prestataires de santé ont adressé, à  »des recommandations faites devant le Secrétaire général du ministère de la Santé. Les congressistes ont appelé le Gouvernement à traduire les engagements politiques en actions concrètes et durables, notamment par le renforcement de la formation initiale et continue des gynécologues-obstétriciens, des sages-femmes et des autres prestataires de soins, l’amélioration de l’équipement des hôpitaux et des maternités, la disponibilité permanente des médicaments essentiels, ainsi que l’institutionnalisation de la surveillance des décès maternels et périnatals comme outil d’amélioration continue de la qualité des soins.

Les recommandations ont également insisté sur l’élaboration d’une feuille de route pour la réforme de la formation du gynécologue-obstétricien en République démocratique du Congo, l’harmonisation des curricula, la mutualisation des ressources humaines et matérielles, le développement de la formation continue et le renforcement des partenariats public-privé dans le secteur de la santé.

Les organisateurs ont, par ailleurs, souligné que la tenue de ce 10ᵉ congrès, organisé dans le cadre du 40ᵉ anniversaire de la SCOGO, a été rendue possible grâce à l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment MSI Reproductive Choices, dont le soutien a été déterminant dans la réussite de cette rencontre scientifique de haut niveau.

La Société Congolaise de Gynécologie et d’Obstétrique a exhorté les autorités à faire des résolutions issues de ces assises une véritable boussole de l’action publique. Car, au-delà des discours et des statistiques, insiste-t-on, chaque décès maternel ou périnatal demeure un échec collectif et une interpellation directe de la conscience nationale.

Fidel Songo

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