Située à environ 100 km de Kinshasa, la localité de Nkamba dite « Nouvelle Jérusalem » a accueilli chaleureusement, en ce mi-décembre 2025, la Directrice Générale de l’Office National des Produits Agricoles du Congo (ONAPAC) venue donner le go de la culture de cacao et café dans le cadre de la campagne agricole 2O25-2026.
A cet effet, Mimy Monga Numbi et le conseiller du chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani ont procédé, tous les deux, à la pose des plantules de ces produits agricoles pérennes sur la terre kimbanguiste.
« Ce programme ambitieux va consister à planter 300.000 hectares de cacao par an, 100.000 hectares de café par an et pendant 5 ans, avec objectif de dépasser la Côte-d’Ivoire et de concurrencer plusieurs pays producteurs de café et de cacao », a annoncé la DG de l’ONAPAC, vêtue de vert et de blanc, couleurs de cette grande église. Cette culture se fait sur le site agricole de Bimabamalongo s’étendant sur une superficie de 60 hectares. Mimy Monga Numbi a aussi, dans son speech, salué l’implication personnelle du chef spirituel kimbanguiste.

Déjà en 2024, la patronne de l’ONAPAC avait effectué une première descente dans cet espace kimbanguiste en vue d’amorcer le partenariat avec cette église. A cette occasion, il y a eu lancement des pépinières pour la production des plantules. Une année après, c’est le commencement de la culture proprement dite de cacao et de café dans cette partie de la province du Kongo Central.
Enjeux de ces cultures pérennes
Dans son récent discours sur l’état de la Nation au Parlement, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a accordé une place importante à la culture de cacao et de café. Ce qui sous-entend la priorité que revêtent les produits pérennes dans le programme de développement du Gouvernement de la République. Il a parlé principalement de la campagne agricole et de la culture de 120.OOO tonnes de cacao et 50.000 tonnes de café. Voici, en quelques lignes, ce qu’il déclarait ce jour-là.
« Pour les campagnes 2024-2025 et 2025-2026, ce sont plusieurs milliers de tonnes de semences vivrières et maraichères, des dizaines de milliers de kilomètres linéaires de bouture de manioc et des millions de plantules de cultures pérennes (cacao, café, palmier à huile) qui ont été programmés, afin de renforcer la production de base dEnjeux de ces cultures pérennesans les territoires. »
Le Chef de l’Etat a poursuivi son allocution comme suit : « En parallèle, nous avons lancé une campagne de promotion des cultures pérennes – cacao, café, quinquina – avec l’ambition d’atteindre, à terme, des volumes d’exportation de l’ordre de 120.000 tonnes de cacao et 50.000 tonnes de café, créant ainsi des revenus durables pour les petits planteurs. Pour mieux protéger les exploitants contre les chocs climatiques, nous avons commencé à déployer un mécanisme novateur d’assurance agricole indicielle. Plus de 100.000 agriculteurs bénéficient déjà d’un produit d’assurance lié au risque climatique, et de nouveaux produits vont couvrir, dès 2026, les maladies des cultures comme la chenille légionnaire. »
Ainsi donc, la récente descente de la Directrice Générale de l’ONAPAC à Nkamba « Nouvelle Jérusalem » est tout simplement la matérialisation de la vision du Président Félix Tshisekedi. « Ce que vous semez, vous le récolterez au centuple », déclarent les Saintes écritures. Avec cette campagne agricole, l’ONAPAC moissonnera des milliers de tonnes de cacao et café déjà en 2026 grâce au dynamisme de deux femmes battantes et ambitieuses, Mimy Monga Numbi et son adjointe Berthe Kenedi Isakong, travaillant en parfaite harmonie dans le comité de gestion de cet établissement public.
James Mpunga Yende


