Perquisition du siège du FCC et arrestation de Ramazani Shadary : le PVR dénonce une atteinte grave à l’État de droit

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Le Parti des Vertus Républicaines (PVR), cher à Moussa Kalema Sangolo-Zaku, a exprimé sa vive inquiétude à la suite de la perquisition nocturne du siège du Front Commun pour le Congo, et de l’arrestation du professeur Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, dans des conditions qu’il qualifie d’injustes.

Dans le communiqué signé par son secrétaire général, M. Jerry Kasongo, le Parti des Vertus Républicaine affirme que ces faits constituent « une atteinte grave aux principes fondamentaux de l’État de droit », et appelle les autorités à la retenue et au strict respect des procédures légales.

Selon le PVR, les locaux du FCC ont été perquisitionnés « sans présentation d’un quelconque document légal », par des éléments de la Garde républicaine, au cours d’une opération menée en pleine nuit. Une intervention que le parti considère comme incompatible avec les exigences constitutionnelles en matière de libertés publiques.

Par ailleurs, s’appuyant notamment sur les informations rendues publiques par l’honorable députée nationale Wivine Ramazani Shadary, épouse du secrétaire permanent du PPRD, le PVR indique que l’arrestation de ce dernier serait intervenue « dans un climat d’opacité, sans respect des garanties légales prévues par la Constitution ».

« Ces pratiques fragilisent la cohésion nationale, alimentent les tensions politiques et entretiennent un climat de peur et de méfiance au sein de la population », souligne le communiqué.

Par ailleurs, le Parti des Vertus Républicaines condamne ce qu’il qualifie de « pressions répétées » à l’encontre des acteurs politiques de l’opposition, et plus particulièrement du PPRD, formation politique majeure du FCC.

« Le recours aux arrestations et interpellations en dehors de toute procédure judiciaire régulière est inacceptable dans un État qui se veut démocratique », insiste le PVR.

Pour cette formation politique, « la justice demeure la seule voie légitime pour établir les responsabilités », excluant toute substitution de la force publique à l’autorité judiciaire.

Face à la gravité des faits, le PVR appelle à des clarifications immédiates de la part des autorités compétentes et exige le respect strict des droits fondamentaux, notamment les garanties constitutionnelles liées à la liberté individuelle et à l’exercice de l’activité politique.

« Le Parti des Vertus Républicaines exige la libération immédiate et sans condition du professeur Emmanuel Ramazani Shadary », conclut le communiqué.

Tout en réaffirmant son attachement aux valeurs républicaines, à la démocratie et au pluralisme politique, le PVR dit demeurer engagé en faveur d’une résolution pacifique des différends, « dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République démocratique du Congo ».

Fidel Songo

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