Exodus Lukombo, cadre du Collectif des Communicateurs et Défenseurs des Institutions /UDPS-Tshisekedi, est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de manipulation délibérée des propos du Président de la République relatifs à l’état de l’armée congolaise à son accession au pouvoir.
Selon elle, certaines voix ont volontairement déplacé et dénaturé le sens des déclarations du Chef de l’État, qui affirmait avoir trouvé une armée en grande difficulté et avoir engagé un processus de réforme profonde. « Il n’a jamais été question de mépris ou de dénigrement de l’institution militaire, mais bien d’un constat lucide sur les conditions réelles dans lesquelles vivaient les militaires », a-t-elle expliqué.
Exodus Lukombo rappelle que le Chef de l’État faisait allusion à une armée dont les conditions de vie étaient médiocres et précaires, marquées par l’insuffisance de la prise en charge sociale, logistique et matérielle par l’État. Pour elle, cette déclaration visait avant tout à souligner la nécessité, pour toute République moderne et responsable, de se doter d’une armée professionnelle, structurée, républicaine et dignement entretenue.
La cadre de l’UDPS-Tshisekedi insiste sur le fait que les efforts entrepris depuis l’arrivée au pouvoir du Président de la République ont permis une amélioration progressive de la situation des Forces armées, tant sur le plan des conditions sociales que sur celui de la montée en puissance opérationnelle.
Elle appelle, par ailleurs, les acteurs politiques et médiatiques à faire preuve de responsabilité. « Désorienter l’opinion publique par des interprétations malveillantes ne sert ni la nation ni la cohésion nationale », a-t-elle averti, exhortant les manipulateurs à cesser toute instrumentalisation politique des propos présidentiels.
Pour Mme Lukombo, le peuple congolais a désormais mûri politiquement et comprend les mécanismes de désinformation fondés sur l’injustice, l’iniquité et la marginalisation. « Les Congolais savent faire la part des choses et ne se laissent plus distraire par des jeux politiques qui affaiblissent les institutions », a-t-elle conclu.


