24 heures chrono. C’était une course contre la montre, une navette marathon pour le Rapporteur du Bureau de l’Assemblée nationale de la RDC et Professeur ordinaire de Droit public à l’Université de Kinshasa, l’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli, qui a quitté la capitale congolaise, dans la nuit du 9 décembre 2025, à destination du vieux continent. Casquette scientifique oblige. Il a pris part, d’abord à Bruxelles (Royaume de Belgique) puis à Paris (France) à la soutenance de deux thèses de doctorat de très haut niveau.
Le mercredi 10 décembre, sous le coup de 17 heures, le Professeur Djoli était bel et bien présent à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) où le doctorant Norbert Mpunga Yoka a présenté et défendu publiquement, avec brio, une dissertation originale intitulée : « L’Etat de droit chez Hans Kelsen et Jurgen Habermas. Enjeux pour une gouvernance démocratique. »

Le jury de cette soutenance publique pour l’obtention du grade académique de Doctorat en Philosophie était composé de Thomas Berns (Président du Jury), Benoit Frydman (Promoteur), Jean Onaotsho Kawende (Co-promoteur, Université des Sciences de l’Information et de la Communication, RDC), Stefan Golzberg (Secrétaire du Jury), Julie Allard (ULB), Thomas Hochman (Université Paris Nanterre) et Bjarne Melkevik (Université Laval). Membres de famille, amis, scientifiques ont assisté à cette dure épreuve.
Avant le début de la séance, Jacques Djoli a prodigué des sages conseils au jeune Norbert, son assistant et chercheur de son laboratoire d’Anthropologie et Philosophie de Droit de Kinshasa, en abrégé LAP2K. Sous les feux des projecteurs et des questions des différents membres du Jury, ce doctorant a été non seulement brillant mais aussi convaicant au point de satisfaire tout le monde.

Par l’entremise du Président du Jury, la Faculté de Philosophie et Sciences Sociales de l’ULB a décerné le grade académique de Docteur au récipiendaire qui a réalisé un véritable parcours de combattant aussi bien administratif que financier pour parvenir à ce résultat. Norbert Mpunga a informé l’assistance qu’il est arrivé au Royaume de Belgique grâce au soutien du Professeur Jacques Djoli.
Au terme de cette épreuve scientifique, cette même nuit, le Professeur Djoli a repris sa route en direction de la France, plus précisément à Paris, afin d’assister, le jeudi 11 décembre, à l’autre soutenance publique de thèse de doctorat d’un de ses fils spirituels, l’assistant et chargé de travaux à l’Université Paris Nanterre, en l’occurence, Pius Djoli A Mbonda.
Cette dernière thèse en Droit constitutionnel approfondi qui portait sur le sujet « Constitutionnalisme et Conventions de la Constitution : recherche sur le règlement des crises institutionnelles par les accords politiques en Afrique subsaharienne francophone », s’est déroulé à l’Université Paris XIII – Sorbonne Paris Nord sous le coup de 14 heures.
Le Jury était composé de: Anne Jeannot (Maitresse de conférences de Droit public à l’Université de Tours); Arnaud Coutant (Professeur de Droit public à l’Université de Reims Champagne-Ardenne / Rapporteur du Jury); Elsa Forey (Professeure de Droit public à l’Université Bourgogne-Europe / Rapportruce); Jean-Louis Esambo Kangashe (Professeur de Droit public à l’Université de Kinshasa); Nicolas Clinchamps (Professeur de Droit public à l’Université Sorbonne Paris Nord / Directeur de thèse). Comme à Bruxelles, des amis, scientifiques et membres de famille et parents du récipiendaire, notamment Esaīe Djoli-A-Djoli, Jean Moīse Djoli, Coco Mpaka, etaient présents dans la salle.

Ces deux thèses, à travers lesquelles transparait la pensée anthropo-philosophique et juridique du Professeur Jacques Djoli, ont mis en évidence, comme l’a souligné le Professeur Esambo, membre éminent du Jury, la vitalité de cette approche qui met en exergue non seulement les spécificités et les innovations de la science constitutionnelle en Afrique mais aussi les apports de chercheurs qui oeuvrent comme le Professeur Djoli et ses disciples sur l’urgence de l’émergence d’un constitutionnalisme consensuel où cohabiteraient, dans l’harmonie, les apports de la théorie pure du Droit et sa modernité et les vertus de l’héritage de la tradition par le sens de compromis de la démocratie consensuelle de la palabre.
Les thèses des deux récipiendaires ont été reçues avec les plus hautes mentions sous les yeux de leur mentor plus qu’ému. Mission accomplie. Nous reviendrons sur chaque thèse de manière approfondie.
James Mpunga Yende


