En provenance du Rwanda, les parents de Paul Kagame sont arrivés en Ouganda comme réfugiés. Leur fils y est arrivé à l’âge de quatre ans. C’est dans ce pays anglophone que le gamin tutsi apprend la langue de Shakespeare.
Pour sa survie et celle de sa famille, Kagame se lance, dès son plus jeune âge, dans le racketage, le banditisme : il crée « The gang of four » (« Le gang des quatre ») avec trois de ses amis et opère à la frontière entre le pays d’Idi Amin et celui de Mobutu.
Les quatre malfrats braquaient des camions de marchandises en provenance du Zaïre. Les commerçants etaient dépouillés complètement, violemment. A cette époque, le rebelle ougandais Yoweri Museveni cherchait à renverser le pouvoir en place dans son pays.
Après la chute du régime d’Idi Amin, le nouvel homme fort n’a pas voulu mettre aux arrêts les membres du redoubtable » The gang of four ». Museveni a plutôt admiré leur bravoure et a décidé de faire du jeune soldat Kagame son garde-du-corps privé. Les minerais du Congo convoités par des pays voisins, surtout le Rwanda de Paul Kagame : c’est exact car il n’est pas aisé d’arrêter le racketage à un âge avancé.
A la fin de ses études secondaires en Ouganda, Kagame rejoint l’école militaire aux Etats-Unis. Là, il va se faire beaucoup d’amis parmi les soldats américains. La plupart deviennent, plus tard, des officiers supérieurs, des hauts gradés au sein de l’Armée US. Ils considèrent Kagame comme l’un des leurs. De retour en Ouganda, il devient, de fil en aiguille, chef des renseignements militaires qui va, avec la fameuse septième colonne, beaucoup appyyer Yoweri Museveni pour sa prise de pouvoir.
A son tour, Museveni et les amis militaires américains de Paul Kagame aideront celui-ci, quelques années après, à prendre le pouvoir au Rwanda. Avant l’assaut de Kigali, un impressionnant arsenal militaire américain était déployé à Entebbe (Ouganda) en 1994. C’était sous l’administration Clinton. A ses amis, l’homme fort de Kigali fait chaque fois des dons en nature comme en espèce. Il s’organise pour prendre part, chaque année, aux cérémonies de remise de diplômes aux militaires américains, mêmes aux cultes, séances de prière. Il a donc réussi à tisser des liens très solides avec le pays de l’oncle de Sam. Les Américains, surtout des militaires, l’ont adopté. Des liens difficiles à détruire, démanteler.
Kagame a aussi séduit les Américains, les Occidentaux par sa bonne governance : condition sine qua non dans le partanariat aussi bien bilatéral que multilatéral. Selon l’Indice Chandler (CGGI), le Rwanda se classe deuxième en Afrique en 2025 en termes de bonne governance, juste après l’Egypte, se distinguant par sa lutte anti-corruption et sa justice. Cependant, ce classement peut varier selon les domaines : il est aussi reconnu pour son Armée professionnelle et sa propreté. Rien qu’en termes de propreté, c’est le jour et la nuit entre les capitales Kigali et Kinshasa.
Les Congolais comprennent maintenant certains dessous des cartes des conflits recurrents dans la région des Grands lacs qui leur échappaient et pourquoi l’homme Blanc (USA, UE) ne lâche pas Kagame, despote soit-il. Il sait caresser les Occidentaux dans le sens du poil et appliquer à la lettre leurs exigencies en matière de governance pour la bonne marche de son pays. Mais « les ténèbres ne règneront pas sur le Congo pour toujours… « , a déclaré le Président Félix Tshisekedi.
Donald Trump, l’artisan des Accords de Washington, tient à son Prix Nobel de la Paix. Vivement le retour de la paix à l’Est de la RDC.
De Banzi


