La signature, le 4 décembre dernier à Washington, de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda continue de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion nationale. Parmi les personnalités qui se sont exprimées à ce sujet, Mme Exodus Lukombo, cadre du Collectif des communicateurs et défenseurs des institutions, a salué une initiative qu’elle qualifie de « pas décisif et historique » dans la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Réagissant à l’issue de la cérémonie tenue sous le parrainage du président américain Donald Trump, Mme Lukombo estime que cet accord ouvre une nouvelle page dans la quête de stabilité longtemps espérée par les populations de l’Est du pays. À l’en croire, ce document représente une lueur d’espoir pour les millions de Congolais qui n’ont cessé de vivre au rythme de l’insécurité depuis plus de trois décennies. Pour elle, il s’agit d’un signal fort indiquant la volonté manifeste des parties prenantes de mettre un terme à un cycle de violence devenu inacceptable.
La cadre du Collectif des communicateurs et défenseurs des institutions note par ailleurs que l’implication directe des États-Unis traduit un repositionnement diplomatique majeur. Washington, affirme-t-elle, démontre désormais une prise de conscience claire quant à la gravité de la crise que traverse la partie orientale de la RDC. Ce changement d’attitude ouvre, selon elle, la voie à une responsabilité partagée et à un engagement international plus conséquent dans la résolution du conflit.
Évoquant l’impact de cet accord sur les forces négatives qui écument la région, Mme Lukombo estime que ce nouveau cadre diplomatique contribuera progressivement à réduire l’influence des groupes armés, notamment celle du M23. Elle appelle les FARDC à maintenir une vigilance constante et à renforcer leurs efforts afin de transformer ces avancées diplomatiques en gains sécuritaires concrets sur le terrain.
Dans sa déclaration, Mme Lukombo n’a pas manqué de rendre hommage au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont elle salue le leadership et la persévérance dans la gestion de ce dossier hautement sensible. Elle a également tenu à féliciter la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Mme Thérèse Kayikwamba, pour son implication décisive dans la conduite de ce processus.
Tout en se montrant optimiste, Mme Exodus Lukombo souligne que l’accord de Washington ne doit pas être perçu comme un aboutissement, mais plutôt comme le début d’un processus exigeant, qui nécessite engagement, constance et responsabilité. « Le meilleur est à venir pour notre nation. Ce progrès diplomatique ouvre des perspectives réelles pour la restauration de la paix et la réhabilitation des provinces meurtries », conclut-elle, convaincue que la RDC tient peut-être là une opportunité historique pour tourner définitivement la page de l’instabilité chronique.


