Félix Tshisekedi réaffirme sa vision d’une intégration régionale fondée sur la paix et la confiance, tout en posant clairement les limites de la coopération avec le Rwanda

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S’exprimant longuement sur sa politique extérieure, le chef de l’État a rappelé que son approche régionale remonte à son arrivée au pouvoir. Selon lui, l’objectif a toujours été de promouvoir un cadre économique et sécuritaire commun avec les pays voisins, afin de favoriser le développement collectif. Il a toutefois constaté que certains partenaires auraient contrarié cet élan, créant un climat de méfiance depuis 2022.

Si Tshisekedi se revendique toujours panafricaniste et attaché au progrès du continent, il souligne que les difficultés actuelles ne remettent pas en cause sa conviction qu’un avenir commun reste possible. La RDC, dit-il, ne peut prospérer isolément, et ses richesses doivent aussi servir au développement du continent.

Concernant le nouveau cadre d’intégration économique en cours de finalisation, le président a tenu à préciser que la participation rwandaise sera strictement conditionnée au retrait total des forces rwandaises du territoire congolais et au rétablissement d’un climat de confiance.
Pour lui, aucune coopération économique durable ne peut être envisagée tant que subsiste la méfiance.

Tshisekedi a également appelé la diaspora à la prudence face aux interprétations hâtives entourant le processus de négociation. Il a confirmé que l’accord existe et sera signé, mais son application dépendra entièrement de l’évolution de la situation sécuritaire entre les deux pays.

Le chef de l’État a insisté sur un principe qu’il juge essentiel : aucun développement n’est possible sans paix. Il estime que la RDC doit poursuivre les démarches diplomatiques pour montrer son attachement à la stabilité, condition indispensable à l’investissement et au progrès.

Ces déclarations interviennent alors que la RDC et le Rwanda ont paraphé, début novembre à Washington, le texte complet du cadre économique régional, présenté comme la dimension économique de l’accord de paix du 27 juin. Ce pas supplémentaire a été salué par les médiateurs, le Qatar et les États-Unis, comme une avancée notable dans le cadre des travaux du comité conjoint de suivi.

Félix Tshisekedi et Paul Kagame sont attendus à Washington le 4 décembre, en présence du président américain Donald Trump, pour parapher officiellement le cadre économique et l’accord de paix.

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