Le Président du Conseil provincial de la jeunesse de Kinshasa (CPJ-KIN), Moïse Mundongo Mushitu, lance un appel pressant à l’occasion des 16 Jours d’activisme, dénonçant l’explosion de la violence basée sur le genre, visant les jeunes filles dans la capitale. Entre sextorsion, harcèlement en ligne et diffusion non consentie d’images, l’ambassadeur de la jeunesse Kinoise, appelle les plateformes et les autorités à une mobilisation collective.
La violence basée sur le genre, un fléau invisible mais destructeur
Le développement des outils numériques à Kinshasa ouvre des opportunités, mais expose également les jeunes, notamment les filles, à de nouvelles formes d’agressions.
Pour le Président du CPJ-KIN, une hausse préoccupante de cas de cyberharcèlement, de sextorsion, d’insultes sexistes et de partages humiliants de contenus intimes au sein des réseaux sociaux, notamment dans certains groupes WhatsApp.
« La violence ne disparaît pas parce qu’elle est digitale. Pour de nombreuses victimes, les conséquences vont bien au-delà du virtuel, isolement, souffrance psychologique, décrochage scolaire, voire chantage permanent. », a fait savoir Moïse Mundongo.
L’Ambassadeur de la cellule d’innovation de changement de mentalité (CICM), Moïse Mundongo, , insiste que « ces actes ne sont pas de simples dérives. Ils constituent des infractions reconnues et punies par le Code du numérique en République démocratique du Congo. »
Engagements et responsabilités : une mobilisation attendue dans le cadre des 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, le Conseil provincial de la jeunesse appelle les jeunes à devenir des « Gardiens du numérique », à refuser la diffusion de tout contenu intime sans consentement et à protéger leurs camarades face à ces violences.
L’institution interpelle également les plateformes numériques à renforcer leurs mécanismes de modération, et les autorités publiques à appliquer rigoureusement la loi pour décourager les auteurs de cyberviolence. « La sécurité numérique fait partie de la dignité humaine. Protégeons nos sœurs, nos amies, nos collègues », plaide le Président du CPJ-KIN.
Pour les jeunes leaders de Kinshasa, le numérique doit redevenir un espace d’opportunités, d’éducation et de progrès, et non un terrain de chasse où la dignité humaine est piétinée. Pour clore son message avec un engagement clair « faire de Kinshasa une ville où le respect n’a pas de mode avion. », dixit Moïse Mundongo, Président du CPJ-KIN.
Japhet Punzu


