En marge de la 84ᵉ Session du Comité exécutif et de la 47ᵉ Conférence des Présidents des Parlements de l’Union Parlementaire Africaine (UPA), les femmes parlementaires de l’organisation se sont retrouvées ce jeudi 20 novembre 2025 au Golden Tulip Kin Oasis Hôtel, à Kinshasa, pour examiner l’impact du numérique sur les droits des femmes. La rencontre, articulée autour du thème : « La gouvernance du numérique au service des droits de la femme », a permis de mettre en avant l’urgence de renforcer les compétences numériques des femmes sur le continent et d’améliorer leur accès aux technologies.
À l’issue des échanges, les participantes ont adopté à l’unanimité une résolution regroupant une série de recommandations stratégiques destinées à promouvoir une gouvernance numérique inclusive. Ce document sera présenté, dès demain, à la Conférence des Présidents des Parlements pour validation.

Dans son allocution d’ouverture, Mme Tayeb Wassila, députée à l’Assemblée nationale populaire d’Algérie et présidente du Comité des femmes parlementaires de l’UPA, a exprimé sa gratitude envers les autorités congolaises, les femmes parlementaires du pays hôte ainsi que la population congolaise pour l’hospitalité chaleureuse réservée aux délégations venues de divers États membres.
Abordant le thème central des travaux, Mme Tayeb Wassila a rappelé l’interdépendance entre gouvernance numérique et promotion des droits des femmes. Elle a indiqué que :
« La gouvernance numérique, qui englobe l’accès, l’utilisation et la gestion des technologies numériques, a un impact significatif sur la réalisation de l’égalité des sexes. Il est crucial que les femmes participent activement à la définition des politiques numériques et qu’elles aient accès aux technologies et compétences numériques pour s’épanouir dans un monde de plus en plus digitalisé. »
La présidente du comité a également insisté sur la nécessité de politiques publiques inclusives, d’un renforcement des capacités numériques des femmes et de mesures de protection face aux risques de cyberviolence.
Plusieurs intervenantes issues des parlements africains ont, par la suite, mis en lumière le rôle structurant du numérique dans l’amélioration des conditions de vie des femmes, soulignant que les technologies représentent aujourd’hui un outil incontournable pour l’autonomisation féminine.
La résolution adoptée relève notamment l’impératif de réduire l’écart d’accès et de compétences, en s’appuyant sur des données alarmantes : « car dans les pays les moins avancés, seuls 25% ont accès à Internet, et majoritairement des hommes. » Les parlementaires recommandent l’introduction d’un enseignement numérique dès le jeune âge, la conception de technologies adaptées aux réalités des femmes et l’encouragement de celles-ci à s’orienter vers les métiers du numérique.
Les travaux se sont clôturés par l’élection du nouveau bureau du Comité des femmes parlementaires. Mme Fouda Arada Izzedine du Tchad a été désignée présidente par consensus. Elle sera épaulée par Mme Aïssata du Niger, élue vice-présidente, tandis que Mme Aminata Sangara du Mali assurera les fonctions de rapporteure.
En signe de reconnaissance, chacune des participantes a reçu un présent offert par les présidents des deux chambres du Parlement de la République démocratique du Congo.
Pour mémoire, la 84ᵉ Session du Comité exécutif de l’UPA s’est clôturée le mercredi 19 novembre. La réunion du Comité des femmes parlementaires ouvre la voie à la 47ᵉ Conférence des Présidents des Parlements, prévue pour le vendredi 21 novembre.
Fidel Songo


