Réagissant à la décision de la justice militaire, qui a condamné l’ancien président Joseph Kabila à mort, Moussa Kalema Sangolo-Zaku, président national du parti des vertus républicaines, a dans sa tribune de ce mardi 30 septembre 2025, qualifié cette condamnation de dérive grave, violation de la Constitution qui interdit de juger un civil devant une juridiction militaire, procès sans témoins ni preuves, gaspillage de fonds publics dans une mise en scène politique. Il y voit une tentative d’assassinat symbolique contre l’ancien Chef de l’État qui, au-delà de sa personne, fragilise la cohésion nationale et trahit la République.
En outre, cette décision piétine, selon ce cadre de la famille politique de Joseph Kabila, les engagements internationaux de la RDC et ternit son image. Moussa Kalema a dans cette ème tribune appelé son leader à saisir les instances africaines et onusiennes, afin que les auteurs de ce qu’il qualifie procès de la honte répondent de leur acte. Il exhorte également le FCC à sortir de son silence pour défendre la Constitution et la souveraineté du pays.
Découvrez, ci-dessous, l’intégralité de la tribune
Tribune de Moussa Kalema Sangolo – Zaku
Procès Joseph Kabila Kabange : Quand la justice devient une arme politique : la Haute Cour militaire au banc des accusés
La République démocratique du Congo traverse un moment de bascule.
Le procès infligé au Sénateur à vie Joseph Kabila, fondateur de la paix et de l’unité nationale, est un déni de droit qui déshonore notre magistrature, outrage notre Constitution et compromet l’avenir de l’État.
- Une violation frontale de la Constitution
L’article 156 de la Constitution est clair : un civil ne peut être jugé par une juridiction militaire. En piétinant cette disposition fondamentale, la Haute Cour militaire a franchi la ligne rouge et commis un crime politique. Elle a abandonné son devoir de dire le droit pour devenir un instrument docile entre les mains de l’Exécutif.
- Un procès vide, manipulé, sans preuves
• Aucun témoin clé n’a comparu, malgré les promesses tapageuses de l’accusation.
• Aucun élément matériel ou circonstanciel n’a été produit pour établir une culpabilité “au-delà de tout doute raisonnable”.
• Les avocats recrutés à prix d’or — plus de 3 millions de dollars, alors que des millions de Congolais meurent de faim — n’ont offert que vacarme et haine, sans fondement juridique.
Ce scandale moral révèle un cynisme insoutenable : pendant que le peuple souffre, l’argent public sert à financer un procès politique.
- Une condamnation arbitraire et dangereuse
La demande d’une peine de mort et d’indemnités de plus de 30 milliards de dollars contre un ancien Chef d’État, sans base probante, marque un point de non-retour. C’est une tentative d’assassinat politique et symbolique qui fragilise la cohésion nationale et alimente des tensions pouvant conduire à la dislocation du pays.
- Une République humiliée et trahie
Ce n’est pas seulement Joseph Kabila qui est attaqué ; c’est la République elle-même qui est trahie.
La justice, censée être le dernier rempart, se fait arme de persécution. Le Parlement, en violant délibérément la Constitution pour lever les immunités, s’est déshonoré et a installé un précédent qui peut demain frapper n’importe quel citoyen, n’importe quel leader.
- Une rupture avec le droit international
• Article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques : droit à un procès équitable, présomption d’innocence, tribunal indépendant.
• Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, article 7 : droit d’être jugé par une juridiction compétente et légale.
La RDC, en foulant aux pieds ces engagements, s’isole et perd sa crédibilité internationale.
- Un appel à la résistance légale et politique
Il est impératif que Joseph Kabila saisisse les juridictions africaines et internationales — Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, Comité des droits de l’homme de l’ONU — pour démonter ce montage politique et laver l’honneur du Congo.
Le Front Commun pour le Congo (FCC) doit rompre sa léthargie, se réorganiser, se lever comme un seul homme pour défendre la Constitution, la souveraineté du pays et l’intégrité morale de ses membres.
- Une alerte à la Nation
Si ce verdict inique est confirmé, il deviendra un détonateur.
• Détonateur d’une crise institutionnelle profonde.
• Détonateur d’une rupture de cohésion nationale.
• Détonateur d’une instabilité aux conséquences incalculables pour le pays et la région.
Ce moment appelle au courage, à la mobilisation patriotique, à la résistance républicaine et au sursaut d’honneur.
Conclusion
Le Congo n’a pas besoin d’une justice captive, mais d’institutions fortes et respectées. La manipulation judiciaire ne consolide pas le pouvoir ; elle prépare la révolte des consciences.
Il est temps que la vérité, la dignité et la Constitution reprennent leurs droits. L’Histoire jugera sévèrement ceux qui auront voulu sacrifier la justice à la haine et au règlement de compte
Moussa Kalema Sangolo – Zaku
Président National de Parti des Vertus Républicaines ( PVR ) Membre du Bureau Politique de FCC


