Dans une tribune libre aux allures de manifeste, Moussa Kalema Sangolo-Zaku, président national du Parti des Vertus Républicaines (PVR), tire la sonnette d’alarme sur l’avenir de la République démocratique du Congo. S’inquiétant d’une perte progressive de souveraineté, de l’affaiblissement des institutions et de la montée des divisions sociales et territoriales, l’ancien député appelle à une mobilisation citoyenne pacifique pour contrer le danger de la balkanisation. Rejetant toute solution imposée de l’extérieur, il insiste sur la nécessité de réaffirmer la souveraineté économique, de restaurer un État impartial et de défendre l’unité nationale. Pour lui, « le Congo n’est pas à vendre » et seul le peuple congolais détient la clé de son destin.
Ci-dessous, découvrez l’intégralité de la tribune
Tribune Libre de Moussa Kalema
Sangolo – Zaku Président National de Parti des Vertus Républicaines ( PVR )
Sauver la République — Restaurer la Souveraineté et l’ Unité Nationale face au danger de la Balkanisation
I. D’où venons-nous ?
Congolaises, Congolais, chers compatriotes,
Notre pays est né d’un rêve : celui d’une République unie, souveraine et prospère. Depuis l’accession à l’indépendance, des hommes et des femmes ont su, malgré les tempêtes, préserver l’intégrité du territoire et maintenir vivante la flamme du patriotisme. Chaque fois que l’unité nationale a été menacée, nous avons trouvé la force de nous rassembler pour protéger notre maison commune.
Mais cette flamme s’étiole aujourd’hui. Les promesses d’État de droit et de prospérité sont trahies. La gouvernance s’enlise dans la confusion, les institutions sont fragilisées, les richesses hypothéquées, la justice instrumentalisée. Les fondements même de notre indépendance se fissurent.
II. Où sommes-nous ?
Nous faisons face à un triple danger :
• Perte de souveraineté : des contrats miniers déséquilibrés, signés dans l’opacité, compromettent l’avenir de nos générations futures. Les ressources stratégiques sont livrées à des intérêts étrangers, sans contrôle parlementaire ni transparence.
• Affaiblissement de l’État : la justice est caporalisée, les institutions républicaines marginalisées, les structures budgétivores se multiplient, alors que l’armée est démoralisée et divisée.
• Fragmentation sociale et territoriale : tribalisme, clientélisme et déplacements communautaires massifs sapent la cohésion nationale. L’insécurité s’aggrave, la paix intérieure recule, la menace de balkanisation grandit.
Les processus dits de « Doha » ou de « Washington » ne sont pas une réponse souveraine à nos problèmes. Ils risquent au contraire d’ouvrir la voie à des relectures unilatérales de notre Constitution et à un affaiblissement de l’État. Seuls les Congolais peuvent décider de leur avenir.
III. Où allons-nous ?
Nous devons refuser la résignation et reconstruire un horizon collectif :
• Empêcher toute révision opportuniste de la Constitution qui fragiliserait l’équilibre institutionnel et ouvrirait la voie à la présidence à vie ou à la fragmentation.
• Réaffirmer notre souveraineté économique : revoir les contrats léonins, protéger nos minerais stratégiques, garantir la transparence et le contrôle parlementaire.
• Restauration d’un État impartial : désarmer la justice de toute instrumentalisation politique, rebâtir une armée républicaine solide, renforcer l’autorité de l’État sur tout le territoire.
• Mobilisation citoyenne et pacifique : marches, journées de réflexion, opérations villes mortes, campagnes d’information, mobilisation des femmes et des jeunes — toutes les actions légales et constitutionnelles pour rappeler que le pouvoir appartient au peuple.
IV. Appel à la mobilisation
Nous disons non à la confiscation de l’État par un cercle fermé, non à la compromission de notre souveraineté, non à l’humiliation nationale. Notre peuple mérite mieux : un gouvernement responsable, des institutions fortes, une justice indépendante, une armée protectrice et respectée.
Le Congo n’est pas à vendre. Notre unité nationale n’est pas négociable.
Nous appelons chaque citoyen, chaque force politique, sociale et religieuse à s’unir pour défendre la République. Aucune paix importée, aucun accord étranger ne pourra sauver notre pays si nous n’assumons pas nous-mêmes notre destin.
Moussa KALEMA Sangolo – Zaku
President National de Parti des Vertus Républicaines ( P V R )


