À la tribune des Nations Unies, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a de nouveau élevé la voix pour dénoncer le fléau de l’exploitation illégale des ressources minières dans l’Est du pays. Ce phénomène, selon lui, alimente les groupes armés et entretient une insécurité chronique dans cette région stratégique des Grands Lacs.
Lors de son intervention à la 80e session de l’Assemblée générale de l’ONU, le Chef de l’État a insisté sur la mise en place urgente de mécanismes de traçabilité des minerais afin de démanteler les réseaux criminels qui prospèrent sur le commerce illicite. Il a appelé la communauté internationale, les pays voisins ainsi que les organisations régionales à une mobilisation commune pour mettre fin à ce cycle de violence et de prédation.
Parmi les membres de la délégation congolaise présents à New York figurait Patrick Ntambwe Onoya, économiste et spécialiste en stratégie d’investissement. Ce dernier a salué la fermeté du discours présidentiel et a rappelé que la stabilité politique et le développement économique de la RDC sont intimement liés à une gestion saine et sécurisée des richesses naturelles du pays.
« Le pillage de nos minerais est une menace directe contre la paix et le progrès de notre nation. Nous devons unir nos forces pour instaurer une gouvernance transparente et mettre un terme à cette économie de guerre », a déclaré le professeur Onoya en marge des travaux de l’Assemblée générale.
FS


