Qu’est-ce qui bloque le retour de Jacques Kyabula à Lubumbashi ? C’est la question qui taraude les esprits des habitants du Haut-Katanga. La vase d’impatience va bientôt déborder surtout dans la ville de Lubumbashi. Retenu à Kinshasa depuis le 28 juillet, officiellement pour une séance de travail avec le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le retour du Gouverneur Jacques Kyabula à Lubumbashi se fait toujours attendre.
Un sondage réalisé les 8 et 9 septembre 2025 dans la ville de Lubumbashi et les territoires du Haut-Katanga révèle que 81 % des habitants réclament son retour immédiat à la tête de l’exécutif provincial. Pour ces Katangais, Jacques Kyabula Katwe est synonyme de stabilité, de continuité et de loyauté envers le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. Cette forte demande témoigne d’un attachement profond à sa gouvernance, perçue comme un rempart contre l’instabilité politique qui pourrait affecter la région.
L’inquiétude grandissante des citoyens soulève de nombreuses questions : qu’est-ce qui bloque le retour de Jacques Kyabula ? Les spéculations vont bon train. Certains observateurs évoquent des rivalités politiques internes au sein de l’Union sacrée de la nation, dont son parti, l’Action pour la rupture et le développement (ARDEV), est membre. Malgré les réaffirmations de fidélité à Félix Tshisekedi, la situation semble plus complexe qu’elle n’y paraît.
Les proches de Kyabula insistent sur le fait qu’il n’a jamais eu l’intention de s’opposer au Chef de l’État, malgré des déclarations controversées faites le 30 juin. Ces propos, selon plusieurs sources, auraient été à l’origine de ses déboires. La question se pose alors : ses déclarations ont-elles été mal interprétées ? Ou bien sont-elles le reflet d’une tension sous-jacente entre gouvernance locale et directives nationales ?
Dans un contexte où la gestion des affaires provinciales est cruciale pour le développement régional, l’absence du gouverneur soulève des inquiétudes quant à la continuité des projets en cours. Les habitants de Lubumbashi, qui attendent des réponses concrètes, se demandent comment le Haut-Katanga peut avancer sans une direction claire.
De plus, les tensions politiques à Kinshasa pourraient jouer un rôle déterminant dans le maintien de Kyabula à distance. Les jeux de pouvoir au sein de l’élite politique congolaise pourraient en effet entraver son retour, alimentant ainsi des rumeurs de manœuvres stratégiques visant à affaiblir son autorité.
En conclusion, l’absence prolongée de Jacques Kyabula Katwe ne fait pas que susciter des interrogations ; elle met également en lumière les dynamiques complexes de la politique congolaise. Alors que les Katangais appellent de leurs vœux son retour, l’avenir politique de la province semble suspendu à des décisions qui échappent à la volonté populaire. La question demeure : qu’est-ce qui bloquerait réellement le retour de Jacques Kyabula ?
Jules Ntambwe


