La récente décision du ministre de la Santé de suspendre les activités du service des urgences de l’Hôpital HJ, après la mort tragique de Mme Divine Kumasamba faute de soins, continue de susciter des réactions.Mme Exodus Lukombo, cadre du Collectif des Communicateurs et Défenseurs des Institutions, a exprimé son soutien à cette mesure tout en appelant le Gouvernement à aller plus loin pour garantir la sécurité et la protection de la population congolaise.
Pour Mme Lukombo, la suspension du service des urgences de l’Hôpital HJ constitue un signal fort envoyé aux structures sanitaires qui négligent la vie humaine au profit de considérations financières
« Nous saluons la décision du ministre de la Santé, car elle rappelle que la vie d’un Congolais n’a pas de prix. Ce qui est arrivé à Mme Divine Kumasamba est inacceptable et ne doit jamais se reproduire », a-t-elle déclaré.
Elle estime que cette sanction doit marquer le début d’un processus de réformes profondes dans la gestion des établissements de santé, notamment ceux appartenant à des investisseurs étrangers opérant en RDC.
Exodus Lukombo a saisi cette occasion pour interpeller les autorités nationales sur la nécessité de mettre en place des règles strictes encadrant les activités des structures étrangères, pas seulement dans le domaine de la santé, mais dans tous les secteurs économiques.
«Trop souvent, nous constatons que des étrangers viennent pauvres dans notre pays et repartent riches, parfois au détriment des Congolais. L’État doit se doter de lois claires et de mécanismes de contrôle efficaces pour que nos compatriotes soient protégés et respectés », a-t-elle martelé.
Selon elle, le drame survenu à l’Hôpital HJ illustre les conséquences de cette absence de réglementation rigoureuse. La vie d’une Congolaise a été perdue simplement parce que l’établissement a refusé de prodiguer des soins d’urgence faute de paiement d’une caution, ce qu’elle qualifie de « violation flagrante des droits humains fondamentaux ».
FS


