Au-delà du caractère émotionnel qui entoure, surtout chez les jeunes, le dossier de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, il nous est permis de réfléchir sur les véritables méandres qui constituent cette affaire. Prenons un instant pour cogiter ensemble sur ce dossier.
Pour moi, Mutamba, c’est comme un poisson attiré par un appât insolite. On l’a séduit avec un ministère, une vice-primature. Il est venu, il a accepté de travailler aux côtés des “sortiers”, ces hommes aux cheveux blanchis par l’âge, aux fronts dégarni de grandes calvities. En acceptant, il a trahi ses principes, son ancienne famille politique, et même son formateur. Aujourd’hui, il est payé en monnaie de trahison. On lui avait tout promis, mais on ne lui avait pas dit qu’au bout de chaque récompense se cache toujours un sacrifice. Désormais, il doit assumer.
En tant qu’analyste, je considère qu’il doit porter les conséquences de ses choix. Car Mutamba n’était encore qu’un adolescent politique lorsqu’il a accepté ces fonctions. Devenu ministre, il a commencé à se distinguer par des sorties médiatiques condescendantes et outrancières, comme pour exhiber son immaturité politique devant ses camarades tout aussi inexpérimentés.
On l’a élevé trop vite, sans qu’il ait la préparation mentale nécessaire. Aujourd’hui, il se réfugie derrière une pseudo-résistance, invoquant les grands noms de l’histoire comme Lumumba ou Kabila, alors que son parcours montre surtout les failles d’une puberté politique mal assumée.
FS


