Face à la montée du banditisme et de l’insécurité dans la capitale congolaise, le professeur Mabiala Ma-Umba a lancé un appel solennel à la « résistance des valeurs » lors de la présentation d’une étude qualitative réalisée par CESD Consulting. Cette étude met en évidence la perception des Kinois sur les antivaleurs qui gangrènent leur société.
« À travers cette recherche, nous voulons éveiller les consciences et appeler chacun à résister aux dérives qui fragilisent notre tissu social », a déclaré le professeur Mabiala Ma-Umba, coordonnateur de l’étude.
Selon lui, les révélations récentes du commissaire principal Mboso Kazadi Jr, dénonçant la complicité entre certains éléments des forces de l’ordre et des malfaiteurs, confirment un constat largement partagé par la population.
Le professeur a salué le courage du commissaire, qu’il a qualifié d’« acte héroïque », soulignant l’importance d’une lutte déterminée contre la corruption au sein des institutions.
Poursuivant son intervention, le professeur a mis en garde contre la banalisation des comportements déviants, lesquels finissent par être perçus comme des normes sociales :
« Il est urgent d’un sursaut collectif pour contrer cette déchéance morale. La théorie de la déviance positive offre un cadre intéressant pour promouvoir les comportements éthiques, en s’appuyant sur des exemples concrets et inspirants », a-t-il expliqué.
Pour illustrer ses propos, il a cité le cas de Keren et Andrea, deux élèves qui ont refusé de céder à la corruption lors de leurs examens. Pour le professeur Mabiala, ces actes de résistance démontrent qu’il est possible, dans tous les secteurs, de s’opposer aux antivaleurs et de participer à la reconstruction du pays.
Enfin, il a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective et d’une mobilisation citoyenne pour restaurer les valeurs morales et éthiques en République démocratique du Congo.
Pascal Lookolo


