Procès Joseph Kabila : Moussa Kalema et le PVR dénoncent une justice instrumentalisée et un complot politique inédit (Tribune libre)

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Dans une tribune d’opinion rendue publique, le par président national du Parti des Vertus Républicaines (PVR), Moussa Kalema Sangolo-Zakur, réagit à nouveau sur l’affaire judiciaire visant l’ancien président de la République et sénateur à vie, Joseph Kabila Kabange. Lui et son parti dénoncent ce qu’ils qualifient de « procès à charge », construit sur des accusations « sans fondement, sans témoins crédibles et nourries de rumeurs véhiculées sur les réseaux sociaux ». Pour ce cadre du FCC, cette procédure devant la Haute Cour militaire s’apparente moins à un exercice de justice qu’à « une mise en scène politique et affairiste », orchestrée par des forces hostiles au Kabilisme depuis la rupture de la coalition FCC-CACH.

Moussa Kalema accuse ouvertement ceux qu’il qualifie d’héritiers de l’ancien régime mobutiste de chercher à solder une « vieille revanche politique » contre la famille Kabila, allant jusqu’à rappeler l’assassinat de Mzee Laurent-Désiré Kabila en 2001.


Selon le président de du PVR, ce procès fragilise dangereusement les institutions, ternit l’image de la justice congolaise et détourne le pays de ses véritables priorités : l’insécurité persistante à l’Est avec le retour du M23, la corruption endémique, la montée du tribalisme et l’effritement de la cohésion nationale. L’ancien ministre Moussa appelle les juges et les autorités judiciaires à « ne pas rallumer le feu » autour de la question sensible de la nationalité, avertissant que l’histoire jugera la lâcheté des élites restées silencieuses face à ce qu’il considère comme « un lynchage politique contre la République elle-même ».

Ci-dessous, découvrez l’intégralité de la tribune du président national du PVR

Parti des Vertus Républicaines (PVR)
Bureau Politique
Tribune d’ Opinion. Affaire Joseph Kabila
Procès judiciaire ou dossier affairiste ?
(Par Moussa Kalema Sangolo-Zaku
)


Introduction
La République Démocratique du Congo traverse aujourd’hui une situation troublante, presque surréaliste. La justice, censée être le rempart de la vérité et de l’équité, est instrumentalisée à des fins politiciennes et affairistes.


Au centre de cette dérive : un procès à charge, bâti non pas sur des faits, mais sur des ragots, des affabulations de réseaux sociaux et des témoignages inventés. Le tout se déroule devant la Haute Cour militaire, qui devrait incarner l’honneur de la République.


L’homme visé n’est autre que Joseph Kabila Kabange, Président honoraire et sénateur à vie, celui-là même qui a permis la première alternance pacifique et civilisée de notre histoire. Un geste rare en Afrique, que l’on devrait célébrer, mais que l’on tente aujourd’hui de souiller.


Au lieu d’un procès pédagogique et impartial, nous assistons à une mise en scène grotesque. Des avocats de l’État vont jusqu’à fabriquer un certificat de nationalité falsifié, niant à Kabila son identité pourtant confirmée par le greffier de la Haute Cour. Le prétoire s’est transformé en cirque, exposant la Nation à l’humiliation.


I. Une justice transformée en instrument de haine
• Une justice militarisée, devenue théâtre.
• Des témoins invisibles, des accusations sans preuves.
• Des plaidoiries qui insultent l’intelligence du peuple.
Ce procès, présenté comme judiciaire, n’est qu’un règlement de comptes politiques.
C’est le triomphe du mensonge d’État, maquillé en procédure judiciaire.


II. La revanche des anciens Mobutistes
Ce procès n’est pas né d’hier. Il est l’aboutissement d’un complot ancien : la revanche des Mobutistes et de leurs héritiers contre celui qui les avait écartés du pouvoir en 1997 aux côtés de Mzee Laurent-Désiré Kabila.


Ils avaient assassiné Mzee. Aujourd’hui, ils veulent achever son fils. Derrière ce rideau, il ne s’agit ni de droit ni de justice : il s’agit d’une vengeance politique, exécutée méthodiquement depuis la rupture FCC-CACH :
• démantèlement de la majorité parlementaire,
• marginalisation et exil forcé des proches de Kabila,
• privation de passeport,
• perquisitions, spoliations et humiliations publiques.


Ce procès n’est qu’une étape de plus dans ce chemin de la haine. III. Un homme qui a sauvé la République
Il faut rafraîchir la mémoire de ceux qui crient au « faux Kabila ».


En 2001, la RDC était un pays morcelé en quatre morceaux, livré aux seigneurs de guerre :
• Une dette de 11 milliards, une inflation à 4 chiffres.
• Une armée inexistante, un État muet dans les instances internationales.
C’est Joseph Kabila qui a réconcilié, pacifié, relancé l’économie et redonné au Congo sa voix.
S’il avait été « espion rwandais », il aurait facilité la balkanisation au lieu de l’empêcher.
Son silence depuis 2019 n’est pas celui d’un coupable : c’est celui d’un patriote blessé mais digne.


IV. Le procès de la République et de ses élites


Ce procès n’est pas seulement celui de Joseph Kabila.
C’est le procès de :
• la République, qui s’humilie en tournant en dérision 18 années de sa propre histoire ;
• nos intellectuels et élites, qui assistent en silence à ce lynchage politique.


L’histoire jugera leur lâcheté.
V. La République au bord du précipice
Pendant qu’on disqualifie l’ancien Président, le pays sombre :
• Le M23, vaincu en 2013, est ressuscité par des accords obscurs conclus à Kigali, Kampala et Doha.
• Le porte-parole de l’AFC/M23 affirme que les Congolais paient la solde de 4 000 combattants rebelles.
• Massacres, détournements, tribalisme, corruption, accaparement des richesses publiques détruisent l’État.


Le peuple, trahi par six années de promesses mensongères, commence à se lever. VI. Un avertissement solennel
À l’auditeur général, aux juges de la Haute Cour, et aux instigateurs de ce procès, nous disons :
Il est des choses avec lesquelles on ne joue pas.
• On ne joue pas avec la République.
• On ne joue pas avec l’Histoire.
• On ne joue pas avec la cohésion nationale.
L’« ivoirité » a engendré des guerres en Côte d’Ivoire.


Au Congo, la question de la nationalité a déjà causé des milliers de morts.
Ne rallumez pas le feu.


Conclusion


Le vrai procès n’est pas celui de Joseph Kabila.
Le vrai procès est celui d’un régime qui instrumentalise la justice, piétine la dignité de l’État et trahit la souveraineté nationale.
Le vrai procès est celui de nos élites silencieuses, complices par leur lâcheté d’un crime politique contre la République.


Joseph Kabila ne sera pas effacé par la haine.
La vérité survit toujours au mensonge.
Et l’Histoire jugera.


Moussa Kalema Sangolo-Zaku
Président National du Parti des Vertus Républicaines (PVR)

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