Le nouveau ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a entamé ce lundi 25 août une série de visites d’inspection dans les établissements pénitentiaires de la République Démocratique du Congo. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa promesse de moderniser l’appareil judiciaire et d’améliorer les conditions de détention.
Pour sa première étape, le ministre s’est rendu à la prison centrale de Makala, un lieu souvent cité dans les rapports d’organisations de défense des droits humains pour sa surpopulation carcérale et le manque de soins médicaux appropriés. Sur place, Guillaume Ngefa a rencontré la direction de l’établissement ainsi que plusieurs détenus. L’objectif de cette rencontre était d’évaluer les conditions de détention et d’identifier les besoins prioritaires pour améliorer la vie des prisonniers.
La tournée du ministre n’est pas un acte isolé ; elle pourrait se poursuivre dans plusieurs autres provinces du pays au cours des prochains jours. Cette démarche est particulièrement significative à un moment où les prisons congolaises font l’objet de critiques croissantes. Les organisations de défense des droits humains dénoncent non seulement les conditions de vie déplorables, mais aussi l’absence de soins de santé adéquats, exacerbant ainsi la souffrance des détenus.
Nommé le 8 août dernier par ordonnance présidentielle, Guillaume Ngefa a promis, lors de sa prise de fonction, de renforcer la lutte contre la corruption et l’impunité. Il a également souligné l’importance d’améliorer la formation des magistrats et d’humaniser les prisons. En outre, le ministre a exprimé son intention de porter une attention particulière à la justice de proximité, spécialement pour les jeunes, les victimes et les communautés éloignées.
Face aux défis monumentaux que présente le système carcéral en RDC, cette première visite de Guillaume Ngefa pourrait marquer le début d’une réforme tant attendue. Les yeux sont désormais rivés sur les prochaines étapes de sa tournée et les actions concrètes qui en découleront.
Jules Ntambwe


