Accords controversés signés sous Tshisekedi : Moussa Kalema Sangolo-Zaku alerte sur une menace directe à la souveraineté congolaise !

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Dans une série de correspondances adressées aux plus hautes autorités politiques et religieuses du pays, le président national du Parti des Vertus Républicaines (PVR), Moussa Kalema Sangolo-Zaku, tire la sonnette d’alarme sur plusieurs accords internationaux conclus depuis 2019. Il dénonce leur opacité, leur déséquilibre et leurs conséquences potentiellement irréversibles pour l’avenir et l’intégrité de la République démocratique du Congo.

Figure de la résistance nationale, cadre incontournable du FCC, Moussa Kalema a écrit notamment au président du Sénat, Sama Lukonde, et au président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, dans une lettre datée du 15 juillet 2025. Deux jours plus tard, le 17 juillet 2025, il a adressé une correspondance distincte au chef de l’État, Félix Tshisekedi, ainsi qu’un mémorandum conjointement transmis à la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et à l’Église du Christ au Congo (ECC). Dans ces documents, il exprime ses « profondes appréhensions » face à plusieurs engagements internationaux qu’il juge « contraires aux intérêts stratégiques de la Nation ».

Des accords aux contours troubles

Le leader du PVR accuse l’exécutif d’avoir conclu, depuis 2019, une série d’accords internationaux « sans consultation parlementaire, sans étude d’impact préalable et sans transparence vis-à-vis du peuple ».
Parmi les plus préoccupants, il cite :

l’accord avec le Rwanda et l’Ouganda sur l’exploitation de l’or congolais et le retour du M23 ;

l’ouverture de l’espace aérien congolais à la compagnie RwandAir ;

les accords militaires avec l’Ouganda pour la mutualisation des forces et l’exploitation de minerais ;

l’« Accord de Washington » du 27 juin 2025, qui reconnaît le Rwanda comme acteur officiel dans l’exploitation de minerais stratégiques en RDC ;

l’adhésion précipitée de la RDC à la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), sans débat national.

« Le peuple congolais n’a jamais donné mandat à quiconque pour aliéner ses ressources ou hypothéquer son avenir », martèle-t-il.

Un appel pressant au Parlement

Dans sa lettre du 15 juillet, Moussa Kalema exhorte les deux chambres du Parlement à convoquer les ministères concernés ainsi que les services de la Présidence, afin de publier la liste complète des accords signés depuis 2019. Il réclame un examen rigoureux, associant des experts nationaux indépendants, et la suspension de toute ratification avant l’organisation d’un véritable débat public.
« Le silence complice face à cette dérive serait une trahison historique envers notre peuple », avertit-il.

Un avertissement au Chef de l’État

Dans sa correspondance du 17 juillet, adressée directement au président Félix Tshisekedi, Moussa Kalema dénonce particulièrement l’Accord de Washington, qu’il décrit comme « un texte qui ressemble à une capitulation », car il exonérerait Kigali de toute responsabilité dans les agressions, pillages et crimes pourtant documentés par les Nations Unies. Il demande au chef de l’État de surseoir à sa signature définitive, « tant qu’un consensus national n’aura pas été trouvé ».

L’Église appelée à jouer les médiateurs

Le même 17 juillet, le président du PVR a saisi la CENCO et l’ECC à travers un mémorandum plaidant pour la tenue d’un Dialogue National Inclusif, placé sous l’égide morale des deux principales structures ecclésiastiques. L’objectif : restaurer la cohésion nationale, garantir la justice et poser les bases d’une refondation de l’État.

Fidel Songo

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