Le directeur général adjoint du Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes (FSPEEJ), Roderick Victor Nyangi, a, lors d’une conférence organisée à l’UNIKIN, jeudi 7 août dernier, encouragé les étudiants à se lancer dans l’entrepreneuriat sans conditionner par un quelconque financement préalable de la part des tiers. Cette rencontre, organisée par par le Cercle des étudiants en économie publique et industrielle, en collaboration avec la structure Sommité, qui a réuni plus d’une centaine d’étudiants de cette Alma mater et d’autres établissements, portait sur le thème : « L’intelligence entrepreneuriale, le déclic ».
Pour le DGA du FSPEEJ, l’entrepreneuriat doit occuper une place centrale dans les politiques publiques si la République Démocratique du Congo veut créer des richesses et des emplois durables. Il a rappelé que l’institution qu’il représente a pour mission de financer les projets d’entreprises portés par les jeunes et leurs regroupements. Le DGA a toutefois insisté sur la nécessité pour les porteurs de projets de ne pas attendre un financement préalable avant de se lancer. « Un entrepreneur est quelqu’un qui prend des risques. Dès que vous avez une idée, mettez-la en pratique et démarrez. Le succès viendra avec l’action », a-t-il déclaré devant les étudiants et scientifiques.

Afin de joindre l’acte à la parole, Roderick Victor Nyangi a invité les étudiants présents à présenter leurs projets devant un jury. L’exercice a permis de retenir celui d’un étudiant, jugé le plus maîtrisé et le plus viable, qui bénéficiera d’un financement du FSPEEJ. Pour le DGA, cette initiative vise à encourager les jeunes à transformer leurs idées en entreprises concrètes. « Une idée sans mise en œuvre ne vaut rien. Le plus méritant a su convaincre par la pertinence et la faisabilité de son projet », a-t-il indiqué.

La conférence a également connu l’intervention de Claude Mubanji, digit entrepreneur et chercheur scientifique, qui a exposé sur l’échec des entrepreneurs scientifiques en Afrique et en RDC. Il a plaidé pour une meilleure adaptation des modèles de gestion aux réalités congolaises et encouragé les porteurs de projets à s’imprégner des réalités du terrain avant de se lancer.
Fidel Songo


