“Pas de détournement, mais un sabotage d’État” signé Fwamba

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Projets des 1000 maisons et de l’Arena : la vérité sur les blocages et les responsabilités. Contrairement aux accusations de détournement avancées pour masquer les défaillances actuelles, le projet des 1000 maisons n’a connu aucun détournement de fonds. Le blocage majeur provient du refus persistant de l’actuel ministre des Finances, Doudou Fwamba, d’accorder les exonérations fiscales nécessaires à la libération des matériaux de construction.

À ce jour, plus de 1000 conteneurs de matériaux croupissent depuis plus d’un an au port de Matadi, alors qu’ils étaient destinés à un projet prioritaire du Chef de l’État, censé être inauguré en 2023 dans le cadre de la campagne présidentielle.

Pourtant, le contrat signé pour ce projet prévoit explicitement que la libération des conteneurs et leur acheminement jusqu’à Kinshasa relèvent de la responsabilité de l’État congolais. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait ? Quel intérêt le ministre Fwamba a-t-il à compromettre un projet aussi emblématique, compétitif et socialement utile ?

Ce projet se distingue en effet par le prix unitaire très compétitif des maisons, nettement inférieur aux standards observés sur le continent. Il s’agissait d’un modèle de logement abordable, avec un fort impact social.

D’un coût global de 43 millions de dollars (et non 93 millions), le projet avait déjà été financé à hauteur de 70 % (soit environ 28 millions USD) par le ministère des Finances dirigé à l’époque par Nicolas Kazadi. Le solde de 30 % n’a jamais été versé par l’actuelle équipe.

S’agissant du projet Arena, la situation est tout aussi édifiante. Il s’agit de l’Arena au coût le plus bas d’Afrique. Et pourtant, malgré le fait que le ministre Fwamba ait effectivement payé 100 % du montant du contrat, il a trouvé une autre manière de saboter le projet : en refusant de dédouaner les conteneurs nécessaires à l’achèvement des travaux et de les acheminer à Kinshasa, comme le prévoyait l’engagement de l’État.

Résultat : les matériaux restent bloqués à Matadi, générant d’importants frais de surestaries, tandis que le chantier est à l’arrêt, en dépit d’un financement complet.

Il est désormais clair que le problème n’est pas d’ordre budgétaire, ni lié à un quelconque détournement. Le véritable facteur de blocage, dans les deux cas, c’est la gestion politicienne, punitive ou incompétente, qui sacrifie les projets stratégiques du pays sur l’autel d’intérêts obscurs.

À qui profite ce sabotage ? Pourquoi empêcher l’aboutissement de projets concrets, financés, compétitifs et porteurs d’espoir pour la population congolaise ?

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