Lutte contre le paludisme en RDC : le PNLP et SANRU appellent à des actions urgentes face à une mortalité inquiétante

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Le paludisme continue de faire des ravages en République démocratique du Congo. À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie, le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et l’organisation SANRU ont tiré la sonnette d’alarme : en 2024, plus de 29 millions de cas ont été recensés dans le pays, entraînant 21 695 décès, dont près de 70 % chez les enfants de moins de cinq ans.

Face à ces chiffres alarmants, les deux structures ont appelé à une mobilisation collective autour du thème de l’année 2025 : « Réinvestir, Réimaginer et Raviver nos efforts communs pour mettre fin au paludisme ». Un appel à l’action pour intensifier la riposte nationale, innover dans les stratégies de prévention et surtout, ne pas baisser la garde.

Lors d’un briefing presse tenu à Kinshasa, le PNLP et SANRU ont détaillé la situation : 26,3 millions de cas simples, 2,7 millions de cas graves (9,4 %), 13,9 millions d’enfants de moins de 5 ans touchés (47,7 % des cas totaux), et 1,49 million de femmes enceintes infectées, dont 30 % souffrant de formes graves. Ces données traduisent non seulement l’ampleur du fléau, mais aussi la vulnérabilité persistante de certaines catégories sociales, en particulier les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes déplacées et les populations vivant dans des zones instables, notamment dans l’Est du pays.

Pour inverser la tendance, PNLP et SANRU misent sur une approche intégrée et participative : sensibilisation communautaire, renforcement des systèmes de santé, diffusion de solutions innovantes, et implication accrue des autorités locales, partenaires techniques et financiers. Ils ont notamment rappelé que le paludisme reste évitable grâce à des gestes simples mais efficaces : dormir sous moustiquaire imprégnée, utiliser des répulsifs cutanés (DEET, IR3535, icaridine), installer des moustiquaires aux fenêtres, porter des vêtements longs après le coucher du soleil, et recourir à des traitements préventifs lorsque cela est indiqué.

Au-delà des chiffres, le message porté par le PNLP et SANRU est clair : la lutte contre le paludisme ne peut réussir sans une responsabilité partagée. Les communautés, les décideurs, les partenaires au développement et chaque citoyen ont un rôle à jouer pour protéger les vies, en particulier celles des plus vulnérables. L’objectif affiché est ambitieux mais réalisable : réduire significativement la morbidité et la mortalité dues au paludisme d’ici fin 2025, en mettant la prévention et l’innovation au cœur de l’action publique et communautaire.

La Rédaction

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